Gérer l’incertitude, en tant que leader

Gérer l’incertitude, en tant que leader

Le contexte dans lequel s’inscrit cet article est la pandémie de COVID-19. L’article vise à donner des outils pour gérer l’incertitude, en tant que leader.

L’incertitude est bien réelle. L’incertitude est devenue quotidienne. La situation est tellement volatile que les changements sont imprévisibles.  Nous ne savons pas ce qui va arriver, cela crée de l’ambiguïté. Il devient très complexe de gérer l’incertitude, en tant que leader actuellement : comment se gérer, gérer les autres et gérer ses affaires?

Cet article vous donne des trucs simples pour gérer l’incertitude, en tant que leader.

Le mode survie est enclenché

Le contexte actuel est une belle illustration du monde VICA (volatile, incertain, complexe et ambigu) dans lequel nous vivons.

Nous vivions déjà dans un monde VICA avant cette pandémie, simplement, c’était à un niveau plus « gérable ».

Il y a quelque temps, votre incertitude était peut-être à 5 sur 10 ou moins (< 5/10)…

  • Peut-être aviez-vous besoin de clarifier des objectifs pour vous, pour votre équipe.
  • Peut-être vous posiez vous des questions sur le développement de votre entreprise, sur comment faire différemment.
  • Vous sentiez peut-être qu’il fallait améliorer l’impact de votre leadership autour de vous, pour qu’il soit plus positif.

En ce moment votre incertitude pourrait être à 15/10 ?

  • Qui, dans mon équipe/mon entourage, est malade ou potentiellement malade?
  • Dois-je fermer l’activité, ou pas?
  • Comment allons-nous passer cette crise au niveau économique?
  • Comment allons-nous nous remettre de cet événement, autant du point de vue humain que financier?

Le mode survie est présent. Le mode survie nous ramène à nos instincts, nos peurs.

Le courage n’est pas l’absence de peur.
Le courage, c’est la peur comme moteur. C’est la peur qui se transforme pour nous faire avancer.

Ne laissez pas la peur caller les shots! Vous pouvez choisir d’accueillir vos peurs et choisir vos actions. On appelle cela de l’agilité émotionnelle. (Si vous avez envie de lire sur le sujet je vous conseille le livre de Susan David – Emotional Agilty.)

 

Dans un contexte chaotique, comment se gérer – gérer les autres et – gérer ses affaires?

C’est le moment de prendre vos poupées* à bras le corps, de les serrer, de les aimer et d’avancer. Voyons comment faire.

*les « poupées russes » sont une métaphore que j’utilise quasi quotidiennement.

La poupée #1 représente comment vous, en tant que leader, vous prenez soin de vous. Comment vous vous connectez à vous. Comment vous développer vos compétences. Comment vous réagissez sous pression, dans l’incertitude.

La poupée #2 représente les relations que vous bâtissez, que vous créez. Votre environnement. Ce qui vous entoure. Pour gérer l’incertitude, il faut être ensemble. 

La poupée #3 représente la partie matérielle, tangible. Les résultats.

Ces poupées sont interconnectées. Elles ont besoin les unes des autres. Votre être, votre agir envers les autres et votre environnement et vos connaissances d’affaires sont nécessaires pour réussir.

 

 

La manière la plus adaptée aujourd’hui, dans un monde de VICA, de chaos, d’incertitude, c’est de passer de la poupée #1 vers la #3. C’est-à-dire:

  1. Me connecter à moi pour augmenter mon niveau de conscience envers moi-même et mes actions.
  2. Bâtir des relations satisfaisantes et authentiques. Parce que c’est ensemble que l’on peut faire de grandes choses.
  3. Et vous le savez, si vous êtes bien entouré, vous arriverez à livrer, à résoudre, à générer des revenus. Il sera plus facile d’innover en affaires et les chances de réussite via l’entraide sont décuplées.

Si je reviens au COVID-19, regardons ce que fait le premier ministre du Québec présentement:

  1. On ressent son authenticité, il accepte de s’ajuster, il peut changer d’idée, il ne semble pas paniqué. Il a adapté son style de leadership à la crise: le style de leadership directif. C’est le style de leadership approprié dans cette situation. Les gens ont besoin d’être rassurés, et s’il cherchait le consensus il créerait plus de panique qu’autre chose. En même temps, il ne change pas d’idée trois fois par jour. Il se gère très bien et s’est très bien adapté.
  2. Il a créé une routine de communication. Il est présent pour les autres. Son équipe est mobilisée. Il fait appel aux artistes. Il innove. Il dit qu’il a besoin des autres. Il fait des demandes claires. Il adapte ses messages au besoin.
  3. La majorité de la population suit ses directives. Ses résultats sont atteints. Pas mal pour quelqu’un qui a 8.485 millions de personnes sous sa responsabilité 😉

 

Voyons comment vous pouvez vous inspirer de cet exemple et gérer l’incertitude, en tant que leader.

Poupée #1: Vous

Une clé essentielle : quand tout est instable, votre rôle de leader est de créer de la stabilité.

Vous ne contrôlez pas le contexte, vous ne contrôlez pas les événements.

Vous contrôlez vos réactions, vos actions, vos interactions.

  • Si vous avez de la difficulté à contrôler votre impact sur les autres, et vous-même.
    • Trouvez quelqu’un, de manière urgente, qui écoutera vos peurs, votre stress et vous aidera avec ça. Ne soyez pas un vecteur de panique. Faites-vous aider : collègues, patron, coach, ami, conseil d’administration, thérapeute, famille, peu importe. Trouvez quelqu’un de positif ET en mode solution.
    • Votre objectif est de connecter à vous-même, si vous n’avez pas de stabilité intérieure, comment rassurer l’entourage? On ne vous demande pas de jouer les héros, les sauveurs ou faire-comme-si. En fait, ce serait pire. Cela ne ferait que rajouter de la pression… Vous avez besoin, vous aussi, d’être rassuré.

En résumé : faites-vous aider pour gérer votre propre anxiété pour être en mesure de rassurer les autres.

 

Poupée #2: Les autres

Les attentes envers les leaders sont généralement élevées. En période d’incertitude, elles sont décuplées.

Tenons pour acquis que vous avez géré la poupée #1.

La poupée #2 demande à ce que vous soyez présent : communiquez, communiquez, communiquez.

  • Communiquer de façon transparente : vous ne savez pas, dites que vous ne savez pas. Point.
  • Faites une routine de communication, tous les jours.
  • Ayez un message clair, et simple. Dans l’exemple ci-dessous, après très peu de temps, tous ont compris ce que voulait dire: « aplatir la courbe ».
  • Restez sur les faits vérifiés.

Votre objectif est de générer un sentiment de confiance.

Les autres ont besoin de sentir que vous êtes là, que vous êtes présent. Que vous êtes aussi connecté à vous-même.

Si vous rajustez le tir, et revenez sur une décision. Ce n’est pas un problème.

Si vous êtes désorganisé, stressé, que les messages fusent de tous les côtés, n’importe quand. Vous n’arriverez pas à rassurer. L’impact sera comme vous êtes: stressant, paniquant, avec un manque de focus généralisé.

Vous contrôlez vos réactions, vos actions et vos interactions.

Voici une proposition de routine de communication:

  • Tous les matins vos gestionnaires rencontrent leurs équipes pour récupérer les questions, les préoccupations. Ils répondent à ce qu’ils savent, pour le reste, ils prennent des notes. (Durée 10 à 30 minutes selon la taille de l’équipe).
  • Puis, les gestionnaires se réunissent pour partager (durée 30-60 minutes selon la taille de l’équipe):
    • leurs préoccupations (prendre soin de leur poupée #1);
    • les préoccupations de l’équipe (poupée #2);
    • passer en mode solution pour les affaires (poupée #3).
  • Une communication verbale et écrite est faite / envoyée aux personnes pertinentes sur l’état de la situation, les réponses aux questions, etc.

Cette simple routine fera un bien fou à tous. C’est certain. À vous, aux autres, à vos affaires.

Conseil pratique: Si vous avez une personne qui a besoin de plus de temps pour partager ses préoccupations, prenez-la à part (ne faites par « perdre » du temps à tout un groupe pour une personne). Offrez votre écoute, après la rencontre de groupe.

Cette routine permettra aussi de gagner plus de stabilité intérieure, humaine. Elle calmera les rumeurs et démontrera une présence. Simple, efficace. Vous serez plus zen pour gérer le reste de la journée et jongler avec les priorités.

 

Poupée #3 : Les affaires

Gérer l’incertitude, en tant que leader en agissant de manière proactive sur les deux premières poupées permettra d’être plus posé pour anticiper l’avenir économique et les enjeux d’affaires ainsi qu’innover pour la crise, et l’après-crise.

Innover sur:

  • Votre façon de prendre soin de vous.
  • Votre façon de prendre soin des autres.
  • Votre manière de travailler.
  • La manière de faire des affaires.
  • La technologie.
  • La valeur que vous offrez sur le marché.

Les pires situations de la vie font ressortir la beauté de l’entraide entre humains. Je ne sais pas si vous avez vu les vidéos des Italiens qui se donnent rendez-vous pour chanter ensemble. Ils vivent ensemble, se tiennent et s’adaptent un jour à la fois.

Et comment on gère les affaires en temps d’incertitude?

On n’oublie pas sa vision à long terme, mais dans une situation chaotique, on gère au quotidien. Vous ne savez pas ce qui va se passer dans quelques heures, demain… alors si vous tenter de faire trop de scénarios futurs, cela deviendra anxiogène.

Et donc, faites UN PAS À LA FOIS. Avancez, chaque jour. Définissez des objectifs clairs, petits, motivant, eh oui, cochez ✅ ce que vous avez fait, car vous savez quoi?

Il faudra célébrer!

Avant de partir… vérifiez au bas de l’article, j’ai un message important pour vous.

 

En conclusion

Vous avez deux choses à faire dans un moment d’incertitude : connecter et guider.

  • Connecter à soi. (poupée #1)
  • Connecter avec les autres. (poupée #2)
  • Agir de sorte que les autres connectent ensemble. (poupées #1 + #2)
  • Être un leader pour créer les guides, pour soi, pour les autres. Ceci prend souvent la forme d’objectifs. (poupées #1 + #3)
  • Être un guide, vers les objectifs. Ceci prend souvent la forme de la communication. (poupées #2 + #3)
  • Agir comme un guide avec soi, les autres, les affaires. Ceci prend souvent la forme de courage, de vulnérabilité et d’authenticité. (poupées #1 + #2 + #3)

Voyez-vous que sans les deux premières poupées, la 3e ne peut pas exister? ÊTRE un guide, ÊTRE ENSEMBLE pour réussir les objectifs.

Le monde a besoin d’un leadership différent : embarquez-vous? C’est le temps!

Mon outil de priorisation (Déléguer 1/2)

Mon outil de priorisation (Déléguer 1/2)

Vous est-il déjà arrivé de vous rendre compte que vous travailliez trop ou que les livrables n’étaient pas satisfaisants?

Vous savez, vous travaillez sur quelque chose, et à un moment vous vous sentez embourbé, pressé, frustré. Et si ce n’est pas vous, c’est une personne qui vous remets un dossier…

  • Non conforme aux attentes.
  • Pas livré en temps.

Voici mon outil de priorisation.

Cette série de deux articles débute par la priorisation. Bien prioriser contribue aux attentes claires.

Le prochain article sera sur ‘Énoncer ses attentes clairement’, pour ne pas le manquer, abonnez-vous en cliquant ici.

J’ai développé un système de priorité qui fonctionne en utilisant deux bonnes pratiques:

  1. La Matrice d’Eisenhower (le 34e président des États-Unis, ancien général dans l’armée). En résumé c’est quatre cadrans avec les notions d’importance et urgence qui permettent de décider facilement ce qu’il faut faire avec une tâche (faire, laisser-faire, déléguer).
  2. La philosophie d’agilité : impact, valeur et risque.

La Matrice d’Eisenhower

Ce que j’ai fait dans mon outil, c’est d’ajouter des critères de décisions qui donnent des indicateurs. Selon la combinaison des indicateurs, vous savez exactement quoi faire avec la tâche.

  • Important – Urgent : À faire
  • Non important – Urgent : À déléguer
  • Important – non urgent : Idéalement à déléguer si vous avez le temps
  • Non important – non urgent : Éliminer ou déléguer, à vous de juger, et ce peu importe la combinaison jaune/vert. Ce qui est certain, c’est que deux indicateurs verts n’ont pas lieu d’être dans votre liste de tâche, à moins que vous n’y fassiez là un choix éclairé.

Cet outil, un fichier Excel complet, qui place les indicateurs pour vous, est disponible en téléchargement dans la formation en ligne sur le sujet, voyez les détails ici.

 

Comment choisir les tâches à déléguer?

Voici cinq critères pour classifier vos tâches:

  1. Impact
  2. Valeur
  3. Délai
  4. Risque
  5. Qui

 

1. L’impact (importance)

Quel sera l’impact de la complétion de la tâche? Plus l’impact est grand, plus la tâche est importante.
• Attend-on après vous?
• Bloquez-vous le système en ne livrant pas cette tâche?

En tant que leader, assurez-vous que vous mettez de l’huile dans le système. Si vous bloquez le système en ne faisant pas une tâche, mettez-là en haut de votre liste, en lien avec son délai.

Pour décider si vous mettez rouge, jaune ou vert: vert a peu ou pas d’impact sur les autres / jaune moyennement / rouge bloquera le système.

 

2. Valeur (importance)

Quelle est la valeur créée pour l’organisation, par la réalisation de cette tâche? Plus la valeur est présente, plus c’est important.

La valeur d’une tâche est en lien avec la satisfaction des clients ou des personnes « à la sortie » de votre tâche. Est-ce que ceci fait vraiment une différence pour la finalité de l’entreprise, pour les clients?

• Cette tâche est-elle reliée à un objectif organisationnel?
• Facilite-t-elle la réussite de l’organisation?

Pour décider si vous mettez rouge, jaune ou vert: vert a peu de valeur pour l’organisation / jaune moyennement / rouge peut même nuire à l’atteinte des objectifs organisationnels.

 

3. Le délai (urgence)

Quel est le délai réel pour faire cette tâche? Plus le délai est rapproché, plus la tâche est urgente.
• Avez-vous tendance à tenir pour acquis que les tâches sont urgentes?
• Avez-vous l’habitude de valider les échéances?
• Avez-vous l’habitude de revalider le besoin lorsqu’une tâche est dans votre liste depuis un bon moment?

Vous pourriez être surpris.

Une fois une personne m’a demandé de créer une offre de service de formation sur mesure. Son besoin n’était pas très clair. Il venait d’avoir l’idée. Il voulait quelque chose pour discuter avec son associé. C’était urgent. Style hier, mais possible aujourd’hui. 🙂

En discutant, j’ai tenté de comprendre les enjeux. Il fallait convaincre un associé, mais le besoin n’était pas clair sur quoi.

De mon côté mon horaire était rempli, et lui fournir quelque chose de pertinent aurait pris 4-6 heures et son aide. Il n’avait pas le temps. Moi non plus. Le timing n’était pas là.

Je lui ai partagé que pour être plus pertinent, j’aimerais prendre du temps. J’ai proposé une plage horaire la semaine suivante. Il m’a dit: pas de problème.

En 5 minutes nous sommes passés d’une demande urgente, floue, sur laquelle j’aurais planché des heures sans vraiment de résultats, à un rendez-vous posé, quelques jours plus tard.

Ce que ça a pris de ma part: avoir le courage de discuter, proposer et trouver une entente satisfaisante pour les deux.

Une tâche donnée comme « urgente » a souvent tendance à disparaître.

Une tâche qui est dans une liste depuis un certain temps gagne à être revalidée (besoin, pertinence, échéance).

Validez l’importance de la tâche ET l’urgence.

Pour décider si vous mettez rouge, jaune ou vert: vert vous avez plus de 25 jours / jaune 15-25 jours / rouge 15 jours et moins. Vous pouvez ajuster les délais pour votre réalité!

 

4. Risque (urgence)

Quel est le risque associé à cette tâche? Plus le risque est élevé, plus c’est urgent.
• Qu’est-ce qui pourrait être perdu? Un employé? De l’argent? De la crédibilité pour l’organisation?
• Y a-t-il un risque légal?

Pour décider si vous mettez rouge, jaune ou vert: vert aucun risque de perdre quoi que ce soit / jaune il faut agir et il reste du temps / rouge il faut être en action sans plus tarder!

5. Qui

Dans le « qui » il y a deux questions. La première est : qui pourrait faire cette tâche si ce n’était pas vous, et la deuxième est : qui fera la tâche.
L’idée ici est de créer de la clarté sur votre liste, et cette clarté servira à deux choses :
1- Voir les tâches qui pourraient être déléguées plus facilement, à quel type de profil.
2- Voir les tâches que vous gardez parce que vous les aimez et elles font partie de votre zone de confort. Évidemment que vous pouvez garder des tâches qui sont confortables, ceci dit, si elles représentent la majorité de ce que vous faites, j’investiguerais et consulterais le Module sur la gestion du changement et de la transformation, où on parle de la zone de confort!

 

Conclusion

Savoir d’une manière posée, ce qu’il faut faire, ne pas faire ou déléguer est essentiel à une bonne gestion de son temps, de sa valeur et des heures travaillées!

Prenez soin de vous, des autres et respectez votre temps en étant plus alignés avec les besoins organisationnels.

 

Quels sont vos critères de priorisation?

Comment trouver l’équilibre: coacher son équipe en gardant son énergie

Comment trouver l’équilibre: coacher son équipe en gardant son énergie

La photo illustrant cet article provient de l’événement international C2 Montréal. J’y ai passé 3 journées où j’ai participé à l’activité Speed coaching, en tant que coach.

Il s’agissait d’offrir aux participants de cette activité, 30 minutes de coaching sur un enjeu de leur choix. J’ai coaché 13 personnes en 4 jours.

Les questions que j’ai le plus reçues durant l’événement ont été:

Mais… comment tu fais?
Tu dois être fatiguée???
Comment peux-tu les aider si tu ne les connais pas, et que tu ne sais pas de quoi ils vont te parler, et ce dont ils ont besoin?

Donc deux choses ici:

  1. J’ai été capable d’offrir mon maximum de présence à chaque participant, à cause d’un truc hyper simple.
  2. Je suis coach professionnelle, je n’ai pas la pression de réponse, ce n’est pas cela mon travail.
  3. Au besoin je mets une casquette d’expert, c’est une option, et non une fin en soi.

Voici comment j’ai été capable d’offrir le meilleur de moi-même, tout en aidant et en me sentant remplie d’énergie.

Surtout, cela m’a fait pensé à mon parcours de gestionnaire et à mon passage vers un style de leadership coach. Il y avait tellement de gens qui venaient à mon bureau pour DEMANDER quelque chose, pour EXPOSER leurs problèmes.

Moi, pour les aider, je conseillais, je donnais des idées… RÉSOUDRE est énergivore, et n’a rien à voir avec la posture de coach.

J’ai fait cela mille fois: résoudre, solutionner, trouver, organiser.

Vous savez, j’ai toujours été une gestionnaire de bonne foi, je voulais responsabiliser mes équipes, que tous les membres soient motivés, engagés. Je n’y arrivais juste pas.

Pas à cause de mon potentiel, ni de ma volonté. À cause du manque d’outils.

Je déléguais, bien sûr. Sauf qu’en prenant du recul, et si je suis honnête avec moi-même, il est évident que plusieurs solutions venaient de moi, et que je validais énormément de choses.

Cela me stressait, me prenait de l’énergie et commençait à être vraiment lourd à gérer.

C’était sûrement pour gagner du temps que je leur disais quoi faire.

J’aime ça quand ça bouge, voyez-vous. Quand les dossiers avancent. Sauf, que c’est lourd à porter.

Mon patron de l’époque me sauva une TONNE d’énergie en me disant: arrête de donner des conseils, des solutions. Écoute. Les gens ont besoin d’être écoutés.

J’hallucinais. Ne Rien faire??????

Je vous le dis aujourd’hui avec humour, mais à cette époque je ne riais pas. J’étais sérieuse et je voulais livrer TOUT bien, TOUT vite, avec une équipe MOTIVÉE. Et cela, TOUT DE SUITE. haha! petite pointe d’exagération, mais clairement, j’avais du chemin à faire au niveau de la patience 😉

À court d’autres solutions, je l’ai essayé.

ÉCOUTER. Ça a changé drastiquement mes relations… mais les gens ne partaient plus de mon bureau!! Je n’avais pas plus d’énergie. Il fallait passer à l’étape suivante.

Pour vous remettre en contexte, c’était en 2009, le coaching se démocratisait. Je suis allé suivre une formation de « gestionnaire-coach » et me suis mis à lire des livres sur le sujet.

J’ai appliqué. J’ai continué d’écouter ET j’ai commencé à changer de posture. Entre autres à POSER DES QUESTIONS et à faire preuve d’un peu plus de patience.

Je demandais à ceux qui venaient à mon bureau partager des problèmes, quelles solutions pensaient-ils mettre en place. Comment pouvaient-ils transformer le problème à leur avantage ou en apprentissage. Quelle serait la prochaine action. etc.

J’en avais des questions. Et j’attendais leur réponse. S’ils ne trouvaient pas sur le champs, j’attendais tant que cela ne mettait pas un risque trop élevé sur les livrables.

Au début, mon équipe me regardait bizarrement. Ils m’ont même évité pendant quelques jours. Je transférais une partie de la responsabilité, je leur demandais de transformer leur façon de faire. Ce n’est pas très confortable. Ni pour eux ni pour moi.

Il fallait s’ajuster.

L’ajustement a été de choisir le style de leadership coach sur les dossiers les moins risqués, cela rendait tout le monde confortable. Et de fil en aiguille, ça été de plus en plus de dossiers, et tous nous avions de plus en plus confiance en nous, aux autres.

Mon quotidien a vraiment changé, mon rôle me DONNAIT de l’énergie. Ma motivation augmentait.

Les relations avec l’équipe ont pris un nouveau sens. Nos résultats ont été atteints plus rapidement, plus facilement.

Je suis devenue encore plus curieuse sur le coaching. Ce truc fonctionnait vraiment! Je me suis inscrite à une formation en coaching professionnel. Vous connaissez la suite.

Et c’est pour cela que coacher 14 inconnus en 3 jours dans une BMW m’a donné de l’énergie. Des personnes que je ne connaissais pas. À qui j’ai pu offrir le meilleur de moi-même.

C’est pour cela que je n’avais pas la pression de devoir maîtriser leurs sujets pour les aider.

Cela a permis des percées indescriptibles, certains m’ont dit que cela avait changé leur vie. C’est fou. En 30 minutes.

Je vous partage cette histoire comme une preuve que lorsqu’on offre à quelqu’un du temps, de l’écoute, de la présence, de la connexion, on offre un cadeau indescriptible.

Je dis aussi que lorsqu’on est bien assis dans sa posture de coach, on aide vraiment les autres à débloquer.

Je dis aussi que si vous désirez être un gestionnaire-coach et avoir un impact plus positif sur votre entourage, c’est possible, c’est accessible.

Ça n’arrivera pas en 24h. Cela arrivera avec volonté, outils et … écoute!

  • Si vous êtes prêts à en savoir plus sur les compétences du gestionnaire et les styles de leadership, et la clarté de votre rôle par niveau de gestion, je vous invite à suivre la formation Gérer et Mener.
  • Si la gestion de vos émotions et votre stress est encore plus importante en ce moment que la clarté de votre rôle, c’est la formation Gérer votre stress et vos émotions qui est un must.
  • Si c’est l’écoute et la clarté de vos messages que vous voulez améliorer, apprenez à Communiquer autrement.

 

L’outil pour vous: Écoute/Question/Action/Suivi

Si vous sortez du mode « donner la solution » et que vous passez du côté écoute/question/action/suivi, vous verrez plusieurs choses se produire:

  1. des solutions que vous n’avez peut-être jamais imaginé
  2. la motivation, l’énergie, l’engagement va augmenter, vous allez enfin pouvoir vous attaquer aux dossiers stratégiques
  3. que c’est bien plus plaisant de terminer ses journées motivé et énergique!

Pour appliquer écouter/question/action/suivi quand quelqu’un vient vous faire une demande

  1. Écoutez la demande de la manière la plus objective dont vous êtes capable (parce que c’est certain que vous allez avoir des idées de solutions.. mais shhhtt! Écouter n’est pas parler.)
  2. Demandez à la personne ce qu’elle s’attend de vous en vous partageant son problème
    • si c’est une solution ou un conseil que la personne vient vous demander, retournez-lui la question et demandez ce qu’elle ferait
    • si c’est de l’écoute, écoutez là et passez au point 4.
  3. Aidez là à structurer sa pensée au besoin, mais le simple fait de lui permettre de partager à voix haute devrait déjà résoudre une bonne partie du problème!
  4. Demandez-lui quelle action elle va prendre, qu’elle sera sa prochaine étape. (L’action permet de débloque!)
  5. Demandez-lui quand elle viendra vous tenir au courant des développements, autrement dit, entendez-vous sur un suivi. Si la personne ne revient pas, allez vers elle au moment convenu. Restez proactif et démontrez votre intérêt en vous renseignant sur comment vont les choses.

 

Conclusion

Ce que j’ai fait pendant ces 3 jours, à C2 Montréal, c’est de ne pas prendre sur moi de RÉSOUDRE.

J’ai aidé des personnes à trouver leurs propres solutions. J’ai ÉCOUTÉ. J’ai QUESTIONNÉ pour susciter des prises de conscience, pour trouver les ENJEUX et j’ai invité à l’ACTION.

Le suivi s’est passée de façon mutuelle, soit moi, soit eux. Sans stress.

 

Selon vous, quelles sont les avantages et les limites du style de leadership coach?

Comment éradiquer les pensées stressantes?

Comment éradiquer les pensées stressantes?

La raison pour laquelle nous avons des pensées négatives le soir, c’est que notre cerveau cesse d’être stimulé. Et dès que cela se produit, il fait resurgir des pensées stressantes. Ces pensées peuvent provenir de la journée même ou être là depuis un certain temps.

Tant que le cerveau n’aura pas un signal comme quoi il peut avoir du contrôle sur le stresseur, il ramènera la pensée à la conscience.

Le fonctionnement du stress

Selon Sonia Lupien, Directrice du centre d’études sur le stress humain, lorsque l’être humain est soumis à différents stresseurs, il produit la réponse biologique du stress. Cette réponse biologique a des impacts physiques, et l’impact que lorsque le cerveau n’est plus stimulé (par exemple lorsqu’on se couche le soir!) ces pensées resurgissent.

Les stresseurs sont au nombre de quatre :

  1. L’impression de ne pas contrôler la situation. (C)
  2. La situation est imprévue ou imprévisible. (I)
  3. La situation est nouvelle. (N)
  4. La situation peut menacer votre égo, votre image, votre réputation. (E)

À la base, le stress est là pour notre survie. Il crée des manifestations physiques (ralentissement de la digestion, plus de sang dans les muscles, sécrétion d’hormones) pour nous préparer à combattre ou à fuir.

Et pourquoi sommes-nous si stressées de nos jours? Parce que tout va vite, en constant changement. La demande est à la rapidité, au travail d’équipe, à la transformation du leadership, à s’impliquer, à trouver du sens, à être constamment stimulés, etc.

Et si aujourd’hui, un patron, un collègue, un client, nouveau rôle, une demande, le flot d’information ou le volume de choses à gérer déclenchent le stress, c’est que l’événement déclenche un ou plusieurs des quatre stresseurs (manque de contrôle, imprévisibilité, nouveauté ou menace à l’égo).

Alors, avant d’avoir du stress chronique caractérisé par des troubles digestifs, un manque de concentration et potentiellement des comportements d’autoapaisement (manger plus, boire plus, dépenses plus par exemple), je vous invite à gérer votre stress.

 

Comment gérer le stress

1. Trouvez une façon d’avoir plus de contrôle

Faites des plans, posez des questions, prenez du recul, formez-vous.

Une façon suggérée par Mme Lupien est de faire des plans A, B, C, D, E, etc.

  • Par exemple, si une collègue vous stresse au point où vous en parler tous les soirs à la maison et que ceci vous empêche de dormir… Passez en mode solution… que pouvez-vous faire? La virer? Probablement pas. L’éviter? Peut-être. Lui parler pour régler votre différend? Peut-être. Vous constaterez que le simple fait de faire des plans vous donnera un sentiment de contrôle et déjà votre stress diminuera considérablement!

2. Développer votre capacité d’anticiper

Renseignez-vous sur ce qui se passe dans votre organisation, sur votre marché, dans votre réseau. Informez-vous des tendances qui peuvent avoir un impact sur vous. Faites une planification stratégique. Gérez vos risques en toute conscience. Prenez des décisions éclairées en termes d’impact et de conséquences.

Faites un point de recul chaque jour. Oui, chaque jour, 10 minutes, 30 minutes, 1 heure. Écrivez. De toute façon, si vous ne le faites pas et que vous ne gérez pas votre stress, malheureusement…. les pensées reviendront.

Il est impossible d’éradiquer le stress. Il fait partie des comportements de survie de l’être humain.

3. Faites un travail de conscience de soi

Tentez de comprendre sur lequel des quatre facteurs vous êtes le plus sensible (Contrôle, Imprévu, Nouveauté, Stress) et faites-vous des plans. Apprenez à mieux vous connaître (vos valeurs, vos intérêts, vos aspirations, vos forces, vos motivations). En apprenant à mieux vous connaître, vous saurez plus facilement vous mettre dans des conditions de réussite.

En conclusion

La machine humaine est bien faite, elle porte à notre conscience ce qu’il faut pour avancer au moment opportun. La machine humaine peut se faire insistante lorsqu’il s’agit de votre survie! Écoutez-la.

Soyez plus en contrôle.

Développez votre compétence d’anticipation.

Apprenez à mieux vous connaître.

Ah. Et connaissez-vous les deux meilleurs antistress au monde? Le plaisir et l’exercice physique.

 

Pour avoir tous les outils nécessaires pour gérer ses émotions et celles des autres, regardez la formation en ligne Gérer son stress et ses émotions.

Comment arrêter de procrastiner?

Comment arrêter de procrastiner?

« Je le ferai plus tard… demain… un jour… pas eu le temps… trop compliqué… trop d’urgences. »

Peu de gens échappent à la procrastination, pour certains c’est un mode de vie, d’autres des moments sporadiques. Dans tous les cas, comment arrêter de procrastiner?

Parce que lorsque l’on procrastine on ne se sent généralement pas très bien… cela peut générer de l’anxiété, du stress, de la culpabilité. Bref, rien de trop motivant ici.

Alors voici quelques causes de procrastination et des solutions pour arrêter de procrastiner!

Les causes de la procrastination

1.Vous ne savez pas par où commencer.

Vous avez un gros projet à débuter, votre premier budget à produire, un garage à réparer,vous devez utiliser un nouvel outil pour faire votre travail. Bref, vous devez faire quelque chose de nouveau ou dans un nouveau fonctionnement et vous ne savez pas par où commencer.

2.Vous ne vous laissez pas le droit à l’erreur.

Vous n’osez pas terminer ou faire quelque chose parce que vous avez peur que cela ne soit pas parfait.  La peur de l’échec bloque les possibilités d’avancer.

La course à la perfection est un frein à l’action.

3.Vous carburez aux urgences.

Vous êtes tellement confortables dans la gestion des opérations ou des urgences, que prendre un moment pour faire « autre chose » ou travailler sur des dossiers de fond n’est pas dans vos habitudes et surtout n’est pas confortable.

4.Vous avez de la difficulté à prioriser.

Prioriser ce que l’on veut faire, veut aussi dire ne pas faire d’autre chose que l’on peut aimer ou que l’on peut avoir envie de faire. C’est de dire non à des éléments pour en prioriser d’autres.

Les causes de la procrastination se retrouvent généralement sous le thème de la gestion du temps et du courage de sortir de sa zone de confort.

Ce sont des raisons très humaines, et elles ne sont pas problématiques en soi, si vous vous sentez bien. Elles deviennent problématiques lorsque la procrastination vous empêche d’avancer vers vos objectifs ou quelles causes anxiété, stress et culpabilité.

 

Les solutions pour arrêter de procrastiner

1. Éliminer les incertitudes

Les incertitudes peuvent créer de l’anxiété qui devient un élément bloquant. Vous ne savez pas par où commencer? Prenez un moment pour vous organiser, pour vous former, pour demander de l’aide.

De nos jours, vous pouvez trouver de l’information à plusieurs endroits, facilement et gratuitement sur internet. Google et YouTube sont de bons alliés. J’ai déjà construit un tableau « Gantt » en 5 minutes dans Excel en visionnant un tableau YouTube, et oui je procrastinais parce que je n’avais pas de « système ».

Autres sources d’informations : vos collègues, amis, famille.

Faites-vous aider.

Je croise chaque jour des gens pleins de talents et de potentiels qui n’osent pas se faire aider parce qu’ils sont « capables ». Se faire aider ne met aucunement en doute vos capacités! Se faire aider, permets d’être plus performant.

Une autre façon d’éliminer les incertitudes est de poser des questions! Oui!! Vous êtes dans le doute, vous ne connaissez pas les priorités, ce qui est important pour l’autre? Vous en avez assez de devoir recommencer vos dossiers? Validez plus les attentes, les objectifs et les mesures de succès.

La clarté est l’alliée de la performance.

2. Travailler différemment

Si vous êtes mal à l’aise avec le fait de faire des erreurs, une façon de gagner en confiance et de se permettre d’oser est de travailler différemment.

  • Créer des petits objectifs
  • Créer des petits livrables
  • Lorsque vous êtes bloqués, demandez-vous sur quoi vous pourriez avancer. Un collègue n’a pas livré ce dont vous aviez besoin? Pouvez-vous avancer sur autre chose en attendant?
  • Livrez des choses concrètes, et ajustez-vous.

Gérez votre temps de manière agile. Je vous remets ici l’infographie de gestion de temps d’un article précédent.

Vouloir en faire trop, trop parfait, avec une date rapprochée ressemble plus à une recette d’échec qu’à une recette de succès. En même temps, dites-vous que la peur de réussir existe, aussi forte que la peur de l’échec. Osez livrer quelque chose qui nous tient à cœur est une action importante, en anglais nous dirions c’est un « statement »!

Procrastiner vous laisse dans cette zone de confort, soyez en action : c’est-à-dire livrer des petits bouts, permet d’avancer et d’augmenter graduellement sa confiance).

Travailler différemment c’est être plus agile et communiquer plus.

3. Reconnaître la valeur de son temps

Voici en vrac, quelques trucs pour mieux gérer son temps.

  • Tenir compte des moments où vous êtes le plus productifs et énergiques pour faire les tâches les plus difficiles ou vous demandant de sortir de votre zone de confort.
  • Fermer votre téléphone, vos courriels, etc. Si vous vous sentez mal de le faire, commencez par 20 minutes, allez jusqu’à 90 minutes. De mon côté je mets souvent mon téléphone en mode « ne pas déranger », je sais que s’il y a une urgence familiale il sonnera.
  • Organisez vos priorités, ceux qui réussissent ont des routines de gestion du temps! La mienne c’est : le vendredi soir / dimanche soir ou lundi matin j’organise ma semaine en mettant les priorités, chaque fin de journée je fais le point et j’ajuste ce qu’il y a à ajuster. Le temps ne se gérera pas tout seul.
  • Avant de dire oui, posez des questions et regardez les impacts. Vous est-il déjà arrivé d’accepter d’aider quelqu’un ou de faire un projet selon une date plus rapprochée pour vous rendre compte que cela était plus compliqué que vous ne le pensiez au départ? Bien qu’il ne soit jamais trop tard pour rajuster, posez quelques questions au début pour avoir plus de clarté.
  • Si vous ne savez pas où vous perdez du temps, passez une semaine à un mois à lister ce que vous faites. Ensuite, priorisez, déléguez, embauchez.
  • Faites du rétroplanning! J’adore cette stratégie. Je pars de la date butoir et je « recule » pour organiser mon temps. Cela me permet d’avoir plus de clarté, de faire des plans plus réalistes ou d’ajuster la date butoir si je me rends compte que cela ne fonctionne pas.

4. Reconnaître la valeur du temps des autres

Je vous invite aussi à commencer à observer votre contexte et les impacts que votre gestion du temps a sur les autres. Lorsque vous êtes en retard, mettez-vous du stress sur des collègues, des fournisseurs, des partenaires? Commencez à voir d’une façon plus globale les impacts. Ce qu’on recherche ici est de se positionner comme étant quelqu’un qui contribue à fluidifier le système, non pas à ajouter des grains de sable!

 

Conclusion

En conclusion, les raisons que l’on n’a de procrastiner ne sont ni bonnes, ni pas bonnes. Il s’agit ici de voir que si vous désirez atteindre vos objectifs, diminuer votre stress et votre anxiété, vous pouvez mettre en place des choses simples, une chose à la fois, par petits pas, et avancer dans la direction que vous le désirez.

Partagez vos trucs pour arrêter de procrastiner!

Comment se libérer de la pression?

Comment se libérer de la pression?

Comment se libérer de la pression, ou comment se libérer de l’empire du « rush »! Je blague avec les mots « empire du rush » et en même temps si quelqu’un avait ce business, il y aurait beaucoup d’argent à faire! Je me demande à qui cela rapporte d’être aussi occupé?

Cela ne rapporte même pas aux entreprises, qui à force d’ajouter la pression sur leur personnel se retrouve avec des surcoûts, des impacts humains très tangible comme le burn-out et une augmentation du taux de roulement.

Cet article présente deux façons de libérer la pression.

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Quand « je-suis-occupé » atteint la phase extrême ou utiliser son temps consciemment

Quand « je-suis-occupé » atteint la phase extrême ou utiliser son temps consciemment

Qui connaissez-vous qui n’est pas occupé? Que ce soit par le nombre de tâches, de projets ou de pensées, qui n’est « pas occupé ». ou dirais-je « préoccupé ». Gérer son temps reste un défi constant.

Le problème arrive quand les occupations deviennent des préoccupations. Comment vous sentez-vous avec le temps que vous avez versus ce que vous avez à faire? Et je ne vous parle pas de ce que vous auriez envie de faire!

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Votre crédibilité passe par une meilleure gestion de votre stress

Votre crédibilité passe par une meilleure gestion de votre stress

En leadership, il y a trois piliers : la compétence, la crédibilité et le courage. La compétence regroupe les savoirs tels que savoir communiquer, savoir écouter, savoir s’entourer, savoir mobiliser, savoir engager. Le courage c’est être capable de dire ce qui « est », de prendre des décisions, de gérer le risque.
La crédibilité c’est ce qui vous permet d’être digne de confiance.

Êtes-vous en confiance lorsque vous allez chez le médecin ou le garagiste et qu’il ou elle est de mauvaise humeur ou stressé? Faites-vous confiance au diagnostic ou aux suggestions? Voire même, avez-vous confiance en son travail et ses décisions?

C’est la même chose pour vos clients, collègue et membres de l’équipe. S’ils sentent que vous n’êtes pas à votre meilleur, ils feront moins confiance à vos décisions et vos suggestions.

Et alors, comment mieux gérer son stress?

D’abord, mieux gérer les symptômes du stress, vous aidera vous. Vous dormirez mieux, vous vous sentirez mieux. Puis, mieux gérer les causes et les conséquences du stress vous permettra de conserver un certain équilibre en général.

Je vous invite maintenant à garder une situation de stress en tête pour la suite de cette lecture.

1ère étape : reconnaître son stress

Si on connaît (et reconnaît) le stress, on peut le domestiquer. Voici ce qui causerait le stress:

  1. L’impression de ne pas contrôler la situation. (C)
  2. La situation est imprévue ou imprévisible. (I)
  3. La situation est nouvelle. (N)
  4. La situation peut menacer votre égo, votre image, votre réputation. (E)

Les quatre facteurs ne sont pas nécessairement impliqués chaque fois, et il y en a au moins un.

Peut-on éviter toutes les situations stressantes? Non, on ne peut éradiquer le stress, et il ne le faut pas car le stress est positif et vous permet de réagir. Pensez à toutes les fois où vos réflexes vous ont sauvés d’un accident par exemple.

Il s’agit plutôt de reconnaître lorsque le stress devient négatif ou paralysant. C’est dans ces deux situations que vous pouvez gagner en bien-être et en crédibilité.

Alors, dans votre situation stressante, lequel ou lesquels des facteurs est en cause?

2e étape : Déconstruire son stress

Utilisez la situation que vous avez choisie. Répondez à ces quatre questions :

  1. Contrôlez-vous la situation? (C)
  2. Est-ce une situation imprévue ou imprévisible? (I)
  3. Est-ce une situation nouvelle? (N)
  4. Est-ce que votre égo, personnalité, réputation est menacé? (E)

Si vous répondez à ces questions à chaque fois que vous êtes stressé, vous allez probablement remarquer que vous êtes plus sensible à l’un ou l’autre des facteurs, et plus vous en serez conscient, plus ce sera facile à gérer pour vous.

Être capable de prendre un certain recul sur soi est une qualité remarquable en leadership!

3e étape : Reconstruire la situation

Maintenant que vous avez ciblé la ou les sources de votre stress.,voyons voir comment vous pourriez reconstruire la situation afin de pouvoir mieux gérer votre stress.

  1. Que pouvez-vous contrôler sur la situation? (C)
  2. Que pouvez-vous faire pour que cette situation devienne moins imprévisible? (I)
  3. Que pouvez-vous faire pour que cette situation devienne moins nouvelle? (N)
  4. Que pouvez-vous faire pour gérer votre égo, personnalité, réputation? (E)

Si les idées que vous avez inscrites ici pour votre situation ne fonctionnent pas, essayez-en d’autres!! Faites des essais.

Développer le muscle du succès et de l’échec est un atout certain en leadership!

Conclusion

Faire l’exercice d’identifier son stress, de le déconstruire, de le reconstruire puis d’appliquer des stratégies pour le gérer est une méthode très efficace pour vous permettre de mieux gérer votre stress.

Mieux vous vous connaissez, mieux vous réagissez!

Qu’allez-vous faire maintenant avec la situation que vous avez ciblé?

 

*Source : Inspiré de la méthode CINE  tirée du livre “Par amour du stress” de Sonia Lupien

Pour avoir tous les outils nécessaires pour gérer ses émotions et celles des autres, regardez la formation en ligne Gérer son stress et ses émotions.

Savez-vous dire non?

Savez-vous dire non?

Anne est souvent tiraillée entre sa charge de travail, son équilibre et ses ambitions. Il lui arrive trop souvent de dire « oui » parce qu’elle ne veut pas perdre un contrat, offrir un mauvais service ou encore mal paraître. En fait, elle a de la difficulté à dire non.

Dire non se travaille. Gestionnaires, entrepreneur ou travailleur autonome, il est souvent difficile de dire non en affaires: nous ne voulons pas perdre un contrat, décevoir un client, déplaire à son patron, etc. (suite…)

Comment prendre des décisions qui vous ressemblent?

Comment prendre des décisions qui vous ressemblent?

La vie de leader est une vie remplie de décisions ! Certaines décisions peuvent être plus simples que d’autres à prendre. Un nouveau partenaire d’affaires ? Une stratégie de vente ? L’embauche d’une équipe ? Les dates de vos prochaines vacances ?

Lorsque vient le temps de prendre une décision importante, dans quelle mesure êtes-vous capable de passer à l’action assez rapidement pour saisir les opportunités ?

Parce que pour moi, c’est ce dont il s’agit : passer à l’action. Les décisions qui nous paralysent ou nous créent de l’anxiété et du stress coûtent cher en énergie et ne nous mènent pas vers nos objectifs.

Voici quelques trucs pour vous aider à prendre des décisions qui vous ressemblent, rapidement. (suite…)

3 erreurs classiques en gestion, à éviter

3 erreurs classiques en gestion, à éviter

Je ne connais aucun gestionnaire qui ne veut pas réussir. Tous ceux que je connais sont empreints de ce potentiel, de cette motivation et de cet engagement. Et puis un jour, le stress, autrefois porteur, devient lourd à gérer pour eux. Ce stress déclenche toutes sortes de blocages et de comportements (perte de confiance en soi, attitude changeante, cynisme, contrôle, etc.).

Comment un gestionnaire motivé en vient-il à devenir un gestionnaire stressé? (et stressant)

Voici les 3 erreurs de gestion qui mènent à ce chaos non désiré.

(suite…)

3 étapes pour améliorer vos habiletés de communication

3 étapes pour améliorer vos habiletés de communication

Imaginez un instant, vos habiletés de communication permettent de comprendre… Vous comprenez les attentes que l’on a envers vous. Ceux qui vous entourent comprennent exactement ce que vous leur dites. Les incompréhensions sont réglées au fur et à mesure. Vous améliorez le temps de livraison de vos dossiers, vous contribuez à une plus grande efficacité et êtes moins stressé, plus satisfait.

C’est possible d’améliorer vos habileté de communication.

Voici 3 étapes pour améliorer vos habiletés de communication avec des outils et techniques.

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7 étapes pour dire non sans se faire des ennemis

7 étapes pour dire non sans se faire des ennemis

Il n’est pas toujours facile de dire non à un patron, à un collègue ou encore un ami au travail. Mes clients sont souvent tiraillés entre leur charge de travail, le nombre d’heures qu’ils voudraient travailler et leurs ambitions. Ils disent plus souvent « oui » parce qu’ils ne veulent pas mal paraître, ou se sentent obligés. Il n’y a rien de mal: mes clients sont des gens engagés qui aiment et visent les résultats. Pour certains, dire non représente pour eux de la non-collaboration et ce n’est pas ce qu’ils désirent dégager.

Avec ce type de client, une des stratégie que j’applique est d’établir l’image qu’ils veulent dégager (et le pourquoi!), puis nous établissons un plan qui correspond à leur ambition en y incluant diverses façons, saines, d’arriver à leurs buts.

Une habitude est d’apprendre à dire non sans se faire des ennemis 🙂 (suite…)

Comment gérer son stress? (4 étapes)

Comment gérer son stress? (4 étapes)

Je suis stressée. Stressée parce que je suis 2 3 4 5 semaines en retard à livrer cet article (et quelques autres dossiers ;-))! Manquer un délai n’est pas mon genre… Qu’est-ce qui fait que nous nous mettons dans un état de stress pour une pression que l’on se met (souvent) à soi-même? J’ai des raisons, bien sûr, et ces raisons me stressent en plus de créer du stress sur d’autres aspects de ma vie.  Bonjour le cercle vicieux.

J’ai décidé de me documenter sur le stress, question de comprendre cette bibitte et surtout pour être en mesure de mieux le gérer. J’avais dans ma bibliothèque: « Par amour du stress » de Sonia Lupien, une Ph.D. spécialiste du stress.

Si on connaît (et reconnaît) le stress, on peut le domestiquer. (suite…)

3 outils pour gérer les imprévus

3 outils pour gérer les imprévus

Vivez-vous des imprévus? Avez-vous des outils pour gérer ces moments?

Prenons l’exemple suivant pour la suite : « Comment le leader d’une rencontre d’affaires avec un agenda bien organisé peut-il rester flexible? » Supposons que durant cette rencontre, un membre propose une idée inattendue amenant la moitié des membres à discuter passionnément. Comment le leader devrait-il réagir ?

Option A : Il ramène de façon autoritaire tous les membres à l’agenda.

Option B : Il laisse faire et perd le contrôle de la rencontre.

Option C : Il reste ouvert et flexible.

Quelles seraient les conséquences de chacune de ces options? Voici des outils pour gérer les imprévus. (suite…)

Gérer sa petite voix (2 trucs)

Gérer sa petite voix (2 trucs)

Vous savez la petite voix qui vous dit que vous auriez pu faire mieux? Que vous ne réussirez pas cette épreuve? Que vous auriez pu vous forcer un peu plus? Que vous n’êtes pas capable de ceci ou de cela…

Il arrive que ma voix méchante et négative prenne le dessus sur ma voix gentille et positive. C’est comme si elles se battaient et cherchaient une gagnante. Pour que la voix positive gagne, je décide de la nourrir. Je lui donne des forces. J’apprends donc à dompter la voix négative. Vous pouvez imaginer deux animaux, deux chiens par exemple, si vous nourrissez le chien positif, il sera toujours plus fort que le chien négatif et pourra gagner les batailles qu’ils auront ensemble.

Voyons quelques trucs pour gérer sa petite voix intérieure.
(suite…)

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