Connexion avec son équipe : comment rester informé

Par Geneviève Dicaire
2 juillet 2014

Connexion avec son équipe : comment rester informé

Êtes-vous plutôt du type micro-management ou macro-management ? Peu importe votre style naturel, la vraie question est : comment maintenez-vous une connexion avec son équipe qui soit réelle, sans tout contrôler ? Et dans quelle mesure êtes-vous à l’aise de déléguer ?

Mon style à moi ? Le mode gros bon sens. J’ai toujours cherché l’équilibre entre les deux extrêmes. Au fil des années, mon style a évolué grâce à mon cheminement personnel, mes formations, mes collègues, mes employés et mes patrons. Mon désir de m’améliorer a fait de moi une meilleure gestionnaire, d’année en année.

Dans cet article, je vous partage deux dilemmes concrets que j’ai vécus, et les trucs qui ont fonctionné pour moi.

Dilemme 1 : la connexion avec son équipe

En tant que gestionnaire, vous devez être informé de ce qui se passe. Pourtant, la nature même de votre rôle n’est pas d’être sur le plancher. Vous devez connaître les dossiers, mais vous n’êtes pas responsable de les faire. C’est le paradoxe classique de la connexion avec son équipe.

Mintzberg le résume bien : rapprochez les échelons. Montez la base ou descendez le haut.

Les options pour renforcer la connexion avec son équipe

Il existe plusieurs façons de rester connecté à la réalité de votre terrain : diminuer le nombre d’échelons, aller sur le terrain pour comprendre, impliquer les employés dans les décisions, ou créer une véritable relation avec votre équipe. Quelle option vous manque le plus en ce moment ?

Ce qui a fonctionné pour moi

Voici les trucs qui marchaient bien dans mon contexte :

  • Le tour quotidien. Chaque jour, je faisais le tour des équipes pour dire bonjour, poser des questions et discuter informellement, même de sujets formels. Combiné à un agenda bloqué, c’est redoutablement efficace.
  • Le sondage aux 4-6 semaines. Prendre le pouls de l’équipe régulièrement, sans attendre qu’un problème explose.
  • La communication de retour. Partager les résultats du sondage à l’équipe, répondre aux questions, faire le statut des dossiers en cours. Ça crée un cercle de confiance.
  • L’implication stratégique. Quand c’était possible, j’impliquais les gens dans les décisions. Et j’expliquais toujours le pourquoi — pas pour me justifier, mais pour donner le contexte et les impacts pour chacun.

Vous vous dites peut-être que ça prend du temps. Oui. Mais vous l’avez, ce temps, si vous décidez de le prendre.

J’ai toujours perçu mon rôle de direction comme celui de construire les fondations et de diriger. Naviguer dans le court, le moyen et le long terme en même temps. Voir tous les aspects et intervenir dans plusieurs dossiers m’a toujours motivée. Sans jamais oublier que mon rôle, c’était la gestion.

Questions de réflexion

  • Comment restez-vous connecté à votre équipe en ce moment ?
  • Y a-t-il une pratique de connexion que vous pourriez mettre en place dès cette semaine ?
  • Communiquez-vous suffisamment le « pourquoi » de vos décisions ?

Dilemme 2 : déléguer grâce à la connexion avec son équipe

Comment déléguer quand une grande partie de l’information est de nature verbale, personnelle ou confidentielle ? Le gestionnaire sait qu’il doit partager l’information, mais ne sait pas toujours comment. Et parfois, il ne veut tout simplement pas la donner — par manque de confiance, par désir de contrôle, ou par habitude.

Mon avis là-dessus : contribuez à plus grand que vous, et vous ne pourrez qu’être plus grand.

Un autre frein classique à la délégation : « Ce sera mieux fait si je le fais moi-même ! » Sur ce, je vous propose cette citation :

Seul, on va plus vite. En équipe, on va plus loin.

Et si vous êtes gestionnaire, faites de la gestion — pas de l’opérationnel. Je sais que la transition d’un rôle d’expert à un rôle de gestion peut être difficile. Allez-y graduellement. Commencez à déléguer. Pour approfondir le sujet, les articles déléguer avec succès et déléguer sans risque vous donnent des outils concrets.

Les avantages de communiquer à tous les échelons

Quand la connexion avec son équipe est bien établie et que la délégation suit, les résultats sont tangibles : meilleure prise de décision à tous les niveaux, plus de mobilisation, une culture organisationnelle qui avance, moins de gestion de dommages collatéraux, et beaucoup moins de stress pour vous. Vous sortez du mode sauveur ou pompier pour entrer dans un rôle de guide.

Mes trucs pour mieux déléguer

  • Faites de vos personnes clés des ambassadeurs. Commencez par elles. Entraînez-les à vous livrer les résultats tels que vous les attendez, puis demandez-leur d’encadrer d’autres projets.
  • Déléguez les dossiers les moins risqués en premier. Pas besoin de commencer par le dossier le plus politique. Bâtissez la confiance progressivement.
  • Déléguez une partie d’un dossier. Vous n’avez pas à tout lâcher d’un coup. Commencez par un morceau.
  • Faites équipe. Invitez des membres de votre équipe dans certaines réunions pour qu’ils comprennent le contexte. Le contexte et la vision sont essentiels à la réussite d’un dossier.

Pour aller plus loin sur le courage qu’il faut pour déléguer, la formation en courage managérial aborde cette dimension parmi cinq autres axes concrets.

Questions de réflexion

  • À qui pourriez-vous déléguer un premier dossier dès cette semaine ?
  • Qu’est-ce qui vous retient vraiment de déléguer : le manque de confiance, le désir de contrôle, ou le manque de temps pour former ?
  • Comment pourriez-vous mieux partager le contexte de vos dossiers avec votre équipe ?

Connexion et délégation : deux faces d’une même pièce

La connexion avec son équipe et la délégation ne sont pas deux sujets séparés. L’une nourrit l’autre. Plus vous êtes connecté à votre équipe, plus vous pouvez déléguer avec confiance. Et plus vous déléguez, plus vous avez de temps pour rester connecté à ce qui compte vraiment.

C’est ça, trouver son style de gestion. Pas micro, pas macro. Le vôtre.

FAQ — Connexion avec son équipe

Comment rester connecté à son équipe sans faire de micro-management ?
En créant des rituels légers et réguliers : un tour quotidien informel, un sondage aux 4-6 semaines, et une communication de retour sur les résultats. L’objectif est d’être présent sans contrôler. L’article gestionnaire présent sans micro-gestion approfondit ce sujet.

Pourquoi est-il difficile de déléguer en gestion ?
Les freins les plus courants sont le manque de confiance envers l’équipe, la peur de perdre le contrôle, et la croyance que ce sera mieux fait soi-même. La clé : commencer petit, bâtir la confiance progressivement, et toujours partager le contexte.

Quelle est la différence entre micro-management et macro-management ?
Le micro-manager contrôle chaque détail et délègue peu. Le macro-manager donne les orientations et laisse son équipe trouver comment y arriver. Les deux ont leurs limites. Le meilleur style, c’est celui qui s’adapte à la situation et aux personnes.

Pas micro, pas macro. Trouvez votre propre style. Celui qui connecte et qui libère.

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