Gérer l’incertitude, en tant que leader

Gérer l’incertitude, en tant que leader

Le contexte dans lequel s’inscrit cet article est la pandémie de COVID-19. L’article vise à donner des outils pour gérer l’incertitude, en tant que leader.

L’incertitude est bien réelle. L’incertitude est devenue quotidienne. La situation est tellement volatile que les changements sont imprévisibles.  Nous ne savons pas ce qui va arriver, cela crée de l’ambiguïté. Il devient très complexe de gérer l’incertitude, en tant que leader actuellement : comment se gérer, gérer les autres et gérer ses affaires?

Cet article vous donne des trucs simples pour gérer l’incertitude, en tant que leader.

Le mode survie est enclenché

Le contexte actuel est une belle illustration du monde VICA (volatile, incertain, complexe et ambigu) dans lequel nous vivons.

Nous vivions déjà dans un monde VICA avant cette pandémie, simplement, c’était à un niveau plus « gérable ».

Il y a quelque temps, votre incertitude était peut-être à 5 sur 10 ou moins (< 5/10)…

  • Peut-être aviez-vous besoin de clarifier des objectifs pour vous, pour votre équipe.
  • Peut-être vous posiez vous des questions sur le développement de votre entreprise, sur comment faire différemment.
  • Vous sentiez peut-être qu’il fallait améliorer l’impact de votre leadership autour de vous, pour qu’il soit plus positif.

En ce moment votre incertitude pourrait être à 15/10 ?

  • Qui, dans mon équipe/mon entourage, est malade ou potentiellement malade?
  • Dois-je fermer l’activité, ou pas?
  • Comment allons-nous passer cette crise au niveau économique?
  • Comment allons-nous nous remettre de cet événement, autant du point de vue humain que financier?

Le mode survie est présent. Le mode survie nous ramène à nos instincts, nos peurs.

Le courage n’est pas l’absence de peur.
Le courage, c’est la peur comme moteur. C’est la peur qui se transforme pour nous faire avancer.

Ne laissez pas la peur caller les shots! Vous pouvez choisir d’accueillir vos peurs et choisir vos actions. On appelle cela de l’agilité émotionnelle. (Si vous avez envie de lire sur le sujet je vous conseille le livre de Susan David – Emotional Agilty.)

 

Dans un contexte chaotique, comment se gérer – gérer les autres et – gérer ses affaires?

C’est le moment de prendre vos poupées* à bras le corps, de les serrer, de les aimer et d’avancer. Voyons comment faire.

*les « poupées russes » sont une métaphore que j’utilise quasi quotidiennement.

La poupée #1 représente comment vous, en tant que leader, vous prenez soin de vous. Comment vous vous connectez à vous. Comment vous développer vos compétences. Comment vous réagissez sous pression, dans l’incertitude.

La poupée #2 représente les relations que vous bâtissez, que vous créez. Votre environnement. Ce qui vous entoure. Pour gérer l’incertitude, il faut être ensemble. 

La poupée #3 représente la partie matérielle, tangible. Les résultats.

Ces poupées sont interconnectées. Elles ont besoin les unes des autres. Votre être, votre agir envers les autres et votre environnement et vos connaissances d’affaires sont nécessaires pour réussir.

 

 

La manière la plus adaptée aujourd’hui, dans un monde de VICA, de chaos, d’incertitude, c’est de passer de la poupée #1 vers la #3. C’est-à-dire:

  1. Me connecter à moi pour augmenter mon niveau de conscience envers moi-même et mes actions.
  2. Bâtir des relations satisfaisantes et authentiques. Parce que c’est ensemble que l’on peut faire de grandes choses.
  3. Et vous le savez, si vous êtes bien entouré, vous arriverez à livrer, à résoudre, à générer des revenus. Il sera plus facile d’innover en affaires et les chances de réussite via l’entraide sont décuplées.

Si je reviens au COVID-19, regardons ce que fait le premier ministre du Québec présentement:

  1. On ressent son authenticité, il accepte de s’ajuster, il peut changer d’idée, il ne semble pas paniqué. Il a adapté son style de leadership à la crise: le style de leadership directif. C’est le style de leadership approprié dans cette situation. Les gens ont besoin d’être rassurés, et s’il cherchait le consensus il créerait plus de panique qu’autre chose. En même temps, il ne change pas d’idée trois fois par jour. Il se gère très bien et s’est très bien adapté.
  2. Il a créé une routine de communication. Il est présent pour les autres. Son équipe est mobilisée. Il fait appel aux artistes. Il innove. Il dit qu’il a besoin des autres. Il fait des demandes claires. Il adapte ses messages au besoin.
  3. La majorité de la population suit ses directives. Ses résultats sont atteints. Pas mal pour quelqu’un qui a 8.485 millions de personnes sous sa responsabilité 😉

 

Voyons comment vous pouvez vous inspirer de cet exemple et gérer l’incertitude, en tant que leader.

Poupée #1: Vous

Une clé essentielle : quand tout est instable, votre rôle de leader est de créer de la stabilité.

Vous ne contrôlez pas le contexte, vous ne contrôlez pas les événements.

Vous contrôlez vos réactions, vos actions, vos interactions.

  • Si vous avez de la difficulté à contrôler votre impact sur les autres, et vous-même.
    • Trouvez quelqu’un, de manière urgente, qui écoutera vos peurs, votre stress et vous aidera avec ça. Ne soyez pas un vecteur de panique. Faites-vous aider : collègues, patron, coach, ami, conseil d’administration, thérapeute, famille, peu importe. Trouvez quelqu’un de positif ET en mode solution.
    • Votre objectif est de connecter à vous-même, si vous n’avez pas de stabilité intérieure, comment rassurer l’entourage? On ne vous demande pas de jouer les héros, les sauveurs ou faire-comme-si. En fait, ce serait pire. Cela ne ferait que rajouter de la pression… Vous avez besoin, vous aussi, d’être rassuré.

En résumé : faites-vous aider pour gérer votre propre anxiété pour être en mesure de rassurer les autres.

 

Poupée #2: Les autres

Les attentes envers les leaders sont généralement élevées. En période d’incertitude, elles sont décuplées.

Tenons pour acquis que vous avez géré la poupée #1.

La poupée #2 demande à ce que vous soyez présent : communiquez, communiquez, communiquez.

  • Communiquer de façon transparente : vous ne savez pas, dites que vous ne savez pas. Point.
  • Faites une routine de communication, tous les jours.
  • Ayez un message clair, et simple. Dans l’exemple ci-dessous, après très peu de temps, tous ont compris ce que voulait dire: « aplatir la courbe ».
  • Restez sur les faits vérifiés.

Votre objectif est de générer un sentiment de confiance.

Les autres ont besoin de sentir que vous êtes là, que vous êtes présent. Que vous êtes aussi connecté à vous-même.

Si vous rajustez le tir, et revenez sur une décision. Ce n’est pas un problème.

Si vous êtes désorganisé, stressé, que les messages fusent de tous les côtés, n’importe quand. Vous n’arriverez pas à rassurer. L’impact sera comme vous êtes: stressant, paniquant, avec un manque de focus généralisé.

Vous contrôlez vos réactions, vos actions et vos interactions.

Voici une proposition de routine de communication:

  • Tous les matins vos gestionnaires rencontrent leurs équipes pour récupérer les questions, les préoccupations. Ils répondent à ce qu’ils savent, pour le reste, ils prennent des notes. (Durée 10 à 30 minutes selon la taille de l’équipe).
  • Puis, les gestionnaires se réunissent pour partager (durée 30-60 minutes selon la taille de l’équipe):
    • leurs préoccupations (prendre soin de leur poupée #1);
    • les préoccupations de l’équipe (poupée #2);
    • passer en mode solution pour les affaires (poupée #3).
  • Une communication verbale et écrite est faite / envoyée aux personnes pertinentes sur l’état de la situation, les réponses aux questions, etc.

Cette simple routine fera un bien fou à tous. C’est certain. À vous, aux autres, à vos affaires.

Conseil pratique: Si vous avez une personne qui a besoin de plus de temps pour partager ses préoccupations, prenez-la à part (ne faites par « perdre » du temps à tout un groupe pour une personne). Offrez votre écoute, après la rencontre de groupe.

Cette routine permettra aussi de gagner plus de stabilité intérieure, humaine. Elle calmera les rumeurs et démontrera une présence. Simple, efficace. Vous serez plus zen pour gérer le reste de la journée et jongler avec les priorités.

 

Poupée #3 : Les affaires

Gérer l’incertitude, en tant que leader en agissant de manière proactive sur les deux premières poupées permettra d’être plus posé pour anticiper l’avenir économique et les enjeux d’affaires ainsi qu’innover pour la crise, et l’après-crise.

Innover sur:

  • Votre façon de prendre soin de vous.
  • Votre façon de prendre soin des autres.
  • Votre manière de travailler.
  • La manière de faire des affaires.
  • La technologie.
  • La valeur que vous offrez sur le marché.

Les pires situations de la vie font ressortir la beauté de l’entraide entre humains. Je ne sais pas si vous avez vu les vidéos des Italiens qui se donnent rendez-vous pour chanter ensemble. Ils vivent ensemble, se tiennent et s’adaptent un jour à la fois.

Et comment on gère les affaires en temps d’incertitude?

On n’oublie pas sa vision à long terme, mais dans une situation chaotique, on gère au quotidien. Vous ne savez pas ce qui va se passer dans quelques heures, demain… alors si vous tenter de faire trop de scénarios futurs, cela deviendra anxiogène.

Et donc, faites UN PAS À LA FOIS. Avancez, chaque jour. Définissez des objectifs clairs, petits, motivant, eh oui, cochez ✅ ce que vous avez fait, car vous savez quoi?

Il faudra célébrer!

Avant de partir… vérifiez au bas de l’article, j’ai un message important pour vous.

 

En conclusion

Vous avez deux choses à faire dans un moment d’incertitude : connecter et guider.

  • Connecter à soi. (poupée #1)
  • Connecter avec les autres. (poupée #2)
  • Agir de sorte que les autres connectent ensemble. (poupées #1 + #2)
  • Être un leader pour créer les guides, pour soi, pour les autres. Ceci prend souvent la forme d’objectifs. (poupées #1 + #3)
  • Être un guide, vers les objectifs. Ceci prend souvent la forme de la communication. (poupées #2 + #3)
  • Agir comme un guide avec soi, les autres, les affaires. Ceci prend souvent la forme de courage, de vulnérabilité et d’authenticité. (poupées #1 + #2 + #3)

Voyez-vous que sans les deux premières poupées, la 3e ne peut pas exister? ÊTRE un guide, ÊTRE ENSEMBLE pour réussir les objectifs.

Le monde a besoin d’un leadership différent : embarquez-vous? C’est le temps!

Un coach ça sert à écouter, prendre du recul et trouver des solutions. Vous n’avez pas besoin d’avoir une démarche déjà amorcée avec moi pour m’appeler. Les rencontres découvertes de 30 minutes font une différence pour ceux qui saisissent cette opportunité! Cliquez sur l’image ci-dessous!

La clarté en délégation (Déléguer 2/2)

La clarté en délégation (Déléguer 2/2)

Vous est-il déjà arrivé de vous rendre compte que vous travailliez trop ou que les livrables n’étaient pas satisfaisants? Pour être plus satisfaits, ajouter de la clarté en délégation est clé!

Ne pas être satisfait d’un résultat peut être parce que le résultat est non conforme aux attentes ou livré en retard.

Pour ce deuxième article sur le thème « Déléguer », voici votre outil: La clarté en délégation

(le premier article sur le thème « Déléguer » était sur mon outil de priorisation pour savoir QUOI, ou quelles tâches déléguer.)

La clarté en délégation est sur deux aspects:

  1. Le qui
  2. Le quoi

 

1. À qui déléguer?

Voici les questions que je vous invite à vous poser pour choisir la personne à qui déléguer.

Oui. Il faut être réaliste.

Si vous me demandez de réparer votre voiture, même si toutes les bonnes pratiques de la délégation sont présentes, je ne réparerai pas votre voiture à satisfaction 🙂 Je n’ai juste pas les compétences.

Si vous tenez compte de mes compétences en réparation de voiture et que vous me demandez d’aller porter la voiture au garage, je le ferai, en temps voulu. 😉 Les chances que vous soyez satisfaits du résultat sont décuplées.

C’est un exemple qui peut paraître banal. Ceci dit, je vois tous les jours des leaders qui délèguent pour développer leur équipe. L’objectif est extraordinaire, il faut faire cela TOUT EN TENANT COMPTE des compétences des autres.

Je ne pourrai pas passer facilement de quelqu’un qui conduit une voiture à quelqu’un qui répare une voiture. Je peux suivre une formation, je peux être accompagnée dans mes premières réparations, puis vous pouvez m’assigner des réparations à faible risque au début. Je prendrai confiance en moi. Vous ferez de plus en plus confiance en mes capacités de bien réparer une voiture. Puis, les initiatives de ma part viendront.

Une délégation réussie = Un contenu clair + une relation de confiance.

La base pour avoir une relation de confiance est de croire que l’autre peut réussir.

Si vous n’êtes pas certain:

  • Faites un point de recul objectif: est-ce que ce doute est réellement fondé? Autrement dit, est-ce vous qui cherchez trop de perfection ou que les dossiers soient faits exactement comme VOUS le voulez?
  • Choisissez un projet approprié pour les compétences de la personne (ceci n’empêche pas de donner un défi – à juste hauteur!).
  • Encadrez la personne de façon juste, selon ses besoins.

Déléguer prend un certain courage et une acceptation du risque d’erreur.

 

2. Comment déléguer?

Quand on parle de la clarté de la délégation, il y a aussi le contenu!

Voici les éléments clés à partager pour que votre délégation ait non seulement du succès, mais qu’elle soit motivante!

Je prends l’exemple de déléguer l’écriture d’un article de blogue.

  • Quoi – objet, action, phase, opération.
    • Publier un article de blogue.
  • Qui – est concerné, acteur, responsable.
    • Geneviève écrit la première version et fait l’approbation finale avant de publier.
    • Isabelle révise, fait la mise en page.
  • Où – lieu, distance, étape.
    • N/A dans ce cas.
  • Quand – moment, durée, fréquence.
    • Validation 48h avant la publication.
    • les dates de publication sont celles du calendrier de contenu média.
  • Comment – matériel, moyens, modalités.
    • Outils informatiques.
    • Robert pour la traduction.
  • Pourquoi – motivations, sens
    • Partager du contenu gratuit, de qualité fait partie des valeurs d’Unique coaching.
  • Mesure de succès
    • L’article suscite des réactions.

Une fois que vous avez eu la discussion sur le quoi, faites le suivi! C’est généralement une fois en action que les questions viennent. Et… dernier point: si l’autre semble reporter le début du projet… aidez la personne à faire un plan de travail!

Déléguer n’est pas se décharger!

Cela demande du suivi et des ajustements. L’encadrement positif est motivant et favorise les relations de confiance..

Conclusion

Déléguer à un collaborateur peut facilement être une source de motivation pour lui.

Un facteur clé de la motivation est la clarté et l’humanité. Par « humanité » ici, ce qui est sous-entendu est de ne pas oublier que vous êtes humain, il se peut que vous ne sachiez pas tout comment faire et JUSTEMENT : déléguer n’est pas dire comment faire. (Nul besoin de maîtriser tout tout tout avant de déléguer!)

Déléguer, c’est dire à quoi ça sert et comment vous allez être satisfait, tout en ajustant vos attentes selon les compétences de la personne.

Pour aller plus loin, voici deux formations en ligne sur les sujets abordés dans cet article.

 

Bonne délégation!

Mon outil de priorisation (Déléguer 1/2)

Mon outil de priorisation (Déléguer 1/2)

Vous est-il déjà arrivé de vous rendre compte que vous travailliez trop ou que les livrables n’étaient pas satisfaisants?

Vous savez, vous travaillez sur quelque chose, et à un moment vous vous sentez embourbé, pressé, frustré. Et si ce n’est pas vous, c’est une personne qui vous remets un dossier…

  • Non conforme aux attentes.
  • Pas livré en temps.

Voici mon outil de priorisation.

Cette série de deux articles débute par la priorisation. Bien prioriser contribue aux attentes claires.

Le prochain article sera sur ‘Énoncer ses attentes clairement’, pour ne pas le manquer, abonnez-vous en cliquant ici.

J’ai développé un système de priorité qui fonctionne en utilisant deux bonnes pratiques:

  1. La Matrice d’Eisenhower (le 34e président des États-Unis, ancien général dans l’armée). En résumé c’est quatre cadrans avec les notions d’importance et urgence qui permettent de décider facilement ce qu’il faut faire avec une tâche (faire, laisser-faire, déléguer).
  2. La philosophie d’agilité : impact, valeur et risque.

La Matrice d’Eisenhower

Ce que j’ai fait dans mon outil, c’est d’ajouter des critères de décisions qui donnent des indicateurs. Selon la combinaison des indicateurs, vous savez exactement quoi faire avec la tâche.

  • Important – Urgent : À faire
  • Non important – Urgent : À déléguer
  • Important – non urgent : Idéalement à déléguer si vous avez le temps
  • Non important – non urgent : Éliminer ou déléguer, à vous de juger, et ce peu importe la combinaison jaune/vert. Ce qui est certain, c’est que deux indicateurs verts n’ont pas lieu d’être dans votre liste de tâche, à moins que vous n’y fassiez là un choix éclairé.

Cet outil, un fichier Excel complet, qui place les indicateurs pour vous, est disponible en téléchargement dans la formation en ligne sur le sujet, voyez les détails ici.

 

Comment choisir les tâches à déléguer?

Voici cinq critères pour classifier vos tâches:

  1. Impact
  2. Valeur
  3. Délai
  4. Risque
  5. Qui

 

1. L’impact (importance)

Quel sera l’impact de la complétion de la tâche? Plus l’impact est grand, plus la tâche est importante.
• Attend-on après vous?
• Bloquez-vous le système en ne livrant pas cette tâche?

En tant que leader, assurez-vous que vous mettez de l’huile dans le système. Si vous bloquez le système en ne faisant pas une tâche, mettez-là en haut de votre liste, en lien avec son délai.

Pour décider si vous mettez rouge, jaune ou vert: vert a peu ou pas d’impact sur les autres / jaune moyennement / rouge bloquera le système.

 

2. Valeur (importance)

Quelle est la valeur créée pour l’organisation, par la réalisation de cette tâche? Plus la valeur est présente, plus c’est important.

La valeur d’une tâche est en lien avec la satisfaction des clients ou des personnes « à la sortie » de votre tâche. Est-ce que ceci fait vraiment une différence pour la finalité de l’entreprise, pour les clients?

• Cette tâche est-elle reliée à un objectif organisationnel?
• Facilite-t-elle la réussite de l’organisation?

Pour décider si vous mettez rouge, jaune ou vert: vert a peu de valeur pour l’organisation / jaune moyennement / rouge peut même nuire à l’atteinte des objectifs organisationnels.

 

3. Le délai (urgence)

Quel est le délai réel pour faire cette tâche? Plus le délai est rapproché, plus la tâche est urgente.
• Avez-vous tendance à tenir pour acquis que les tâches sont urgentes?
• Avez-vous l’habitude de valider les échéances?
• Avez-vous l’habitude de revalider le besoin lorsqu’une tâche est dans votre liste depuis un bon moment?

Vous pourriez être surpris.

Une fois une personne m’a demandé de créer une offre de service de formation sur mesure. Son besoin n’était pas très clair. Il venait d’avoir l’idée. Il voulait quelque chose pour discuter avec son associé. C’était urgent. Style hier, mais possible aujourd’hui. 🙂

En discutant, j’ai tenté de comprendre les enjeux. Il fallait convaincre un associé, mais le besoin n’était pas clair sur quoi.

De mon côté mon horaire était rempli, et lui fournir quelque chose de pertinent aurait pris 4-6 heures et son aide. Il n’avait pas le temps. Moi non plus. Le timing n’était pas là.

Je lui ai partagé que pour être plus pertinent, j’aimerais prendre du temps. J’ai proposé une plage horaire la semaine suivante. Il m’a dit: pas de problème.

En 5 minutes nous sommes passés d’une demande urgente, floue, sur laquelle j’aurais planché des heures sans vraiment de résultats, à un rendez-vous posé, quelques jours plus tard.

Ce que ça a pris de ma part: avoir le courage de discuter, proposer et trouver une entente satisfaisante pour les deux.

Une tâche donnée comme « urgente » a souvent tendance à disparaître.

Une tâche qui est dans une liste depuis un certain temps gagne à être revalidée (besoin, pertinence, échéance).

Validez l’importance de la tâche ET l’urgence.

Pour décider si vous mettez rouge, jaune ou vert: vert vous avez plus de 25 jours / jaune 15-25 jours / rouge 15 jours et moins. Vous pouvez ajuster les délais pour votre réalité!

 

4. Risque (urgence)

Quel est le risque associé à cette tâche? Plus le risque est élevé, plus c’est urgent.
• Qu’est-ce qui pourrait être perdu? Un employé? De l’argent? De la crédibilité pour l’organisation?
• Y a-t-il un risque légal?

Pour décider si vous mettez rouge, jaune ou vert: vert aucun risque de perdre quoi que ce soit / jaune il faut agir et il reste du temps / rouge il faut être en action sans plus tarder!

5. Qui

Dans le « qui » il y a deux questions. La première est : qui pourrait faire cette tâche si ce n’était pas vous, et la deuxième est : qui fera la tâche.
L’idée ici est de créer de la clarté sur votre liste, et cette clarté servira à deux choses :
1- Voir les tâches qui pourraient être déléguées plus facilement, à quel type de profil.
2- Voir les tâches que vous gardez parce que vous les aimez et elles font partie de votre zone de confort. Évidemment que vous pouvez garder des tâches qui sont confortables, ceci dit, si elles représentent la majorité de ce que vous faites, j’investiguerais et consulterais le Module sur la gestion du changement et de la transformation, où on parle de la zone de confort!

 

Conclusion

Savoir d’une manière posée, ce qu’il faut faire, ne pas faire ou déléguer est essentiel à une bonne gestion de son temps, de sa valeur et des heures travaillées!

Prenez soin de vous, des autres et respectez votre temps en étant plus alignés avec les besoins organisationnels.

 

Quels sont vos critères de priorisation?

Comment trouver l’équilibre: coacher son équipe en gardant son énergie

Comment trouver l’équilibre: coacher son équipe en gardant son énergie

La photo illustrant cet article provient de l’événement international C2 Montréal. J’y ai passé 3 journées où j’ai participé à l’activité Speed coaching, en tant que coach.

Il s’agissait d’offrir aux participants de cette activité, 30 minutes de coaching sur un enjeu de leur choix. J’ai coaché 13 personnes en 4 jours.

Les questions que j’ai le plus reçues durant l’événement ont été:

Mais… comment tu fais?
Tu dois être fatiguée???
Comment peux-tu les aider si tu ne les connais pas, et que tu ne sais pas de quoi ils vont te parler, et ce dont ils ont besoin?

Donc deux choses ici:

  1. J’ai été capable d’offrir mon maximum de présence à chaque participant, à cause d’un truc hyper simple.
  2. Je suis coach professionnelle, je n’ai pas la pression de réponse, ce n’est pas cela mon travail.
  3. Au besoin je mets une casquette d’expert, c’est une option, et non une fin en soi.

Voici comment j’ai été capable d’offrir le meilleur de moi-même, tout en aidant et en me sentant remplie d’énergie.

Surtout, cela m’a fait pensé à mon parcours de gestionnaire et à mon passage vers un style de leadership coach. Il y avait tellement de gens qui venaient à mon bureau pour DEMANDER quelque chose, pour EXPOSER leurs problèmes.

Moi, pour les aider, je conseillais, je donnais des idées… RÉSOUDRE est énergivore, et n’a rien à voir avec la posture de coach.

J’ai fait cela mille fois: résoudre, solutionner, trouver, organiser.

Vous savez, j’ai toujours été une gestionnaire de bonne foi, je voulais responsabiliser mes équipes, que tous les membres soient motivés, engagés. Je n’y arrivais juste pas.

Pas à cause de mon potentiel, ni de ma volonté. À cause du manque d’outils.

Je déléguais, bien sûr. Sauf qu’en prenant du recul, et si je suis honnête avec moi-même, il est évident que plusieurs solutions venaient de moi, et que je validais énormément de choses.

Cela me stressait, me prenait de l’énergie et commençait à être vraiment lourd à gérer.

C’était sûrement pour gagner du temps que je leur disais quoi faire.

J’aime ça quand ça bouge, voyez-vous. Quand les dossiers avancent. Sauf, que c’est lourd à porter.

Mon patron de l’époque me sauva une TONNE d’énergie en me disant: arrête de donner des conseils, des solutions. Écoute. Les gens ont besoin d’être écoutés.

J’hallucinais. Ne Rien faire??????

Je vous le dis aujourd’hui avec humour, mais à cette époque je ne riais pas. J’étais sérieuse et je voulais livrer TOUT bien, TOUT vite, avec une équipe MOTIVÉE. Et cela, TOUT DE SUITE. haha! petite pointe d’exagération, mais clairement, j’avais du chemin à faire au niveau de la patience 😉

À court d’autres solutions, je l’ai essayé.

ÉCOUTER. Ça a changé drastiquement mes relations… mais les gens ne partaient plus de mon bureau!! Je n’avais pas plus d’énergie. Il fallait passer à l’étape suivante.

Pour vous remettre en contexte, c’était en 2009, le coaching se démocratisait. Je suis allé suivre une formation de « gestionnaire-coach » et me suis mis à lire des livres sur le sujet.

J’ai appliqué. J’ai continué d’écouter ET j’ai commencé à changer de posture. Entre autres à POSER DES QUESTIONS et à faire preuve d’un peu plus de patience.

Je demandais à ceux qui venaient à mon bureau partager des problèmes, quelles solutions pensaient-ils mettre en place. Comment pouvaient-ils transformer le problème à leur avantage ou en apprentissage. Quelle serait la prochaine action. etc.

J’en avais des questions. Et j’attendais leur réponse. S’ils ne trouvaient pas sur le champs, j’attendais tant que cela ne mettait pas un risque trop élevé sur les livrables.

Au début, mon équipe me regardait bizarrement. Ils m’ont même évité pendant quelques jours. Je transférais une partie de la responsabilité, je leur demandais de transformer leur façon de faire. Ce n’est pas très confortable. Ni pour eux ni pour moi.

Il fallait s’ajuster.

L’ajustement a été de choisir le style de leadership coach sur les dossiers les moins risqués, cela rendait tout le monde confortable. Et de fil en aiguille, ça été de plus en plus de dossiers, et tous nous avions de plus en plus confiance en nous, aux autres.

Mon quotidien a vraiment changé, mon rôle me DONNAIT de l’énergie. Ma motivation augmentait.

Les relations avec l’équipe ont pris un nouveau sens. Nos résultats ont été atteints plus rapidement, plus facilement.

Je suis devenue encore plus curieuse sur le coaching. Ce truc fonctionnait vraiment! Je me suis inscrite à une formation en coaching professionnel. Vous connaissez la suite.

Et c’est pour cela que coacher 14 inconnus en 3 jours dans une BMW m’a donné de l’énergie. Des personnes que je ne connaissais pas. À qui j’ai pu offrir le meilleur de moi-même.

C’est pour cela que je n’avais pas la pression de devoir maîtriser leurs sujets pour les aider.

Cela a permis des percées indescriptibles, certains m’ont dit que cela avait changé leur vie. C’est fou. En 30 minutes.

Je vous partage cette histoire comme une preuve que lorsqu’on offre à quelqu’un du temps, de l’écoute, de la présence, de la connexion, on offre un cadeau indescriptible.

Je dis aussi que lorsqu’on est bien assis dans sa posture de coach, on aide vraiment les autres à débloquer.

Je dis aussi que si vous désirez être un gestionnaire-coach et avoir un impact plus positif sur votre entourage, c’est possible, c’est accessible.

Ça n’arrivera pas en 24h. Cela arrivera avec volonté, outils et … écoute!

  • Si vous êtes prêts à en savoir plus sur les compétences du gestionnaire et les styles de leadership, et la clarté de votre rôle par niveau de gestion, je vous invite à suivre la formation Gérer et Mener.
  • Si la gestion de vos émotions et votre stress est encore plus importante en ce moment que la clarté de votre rôle, c’est la formation Gérer votre stress et vos émotions qui est un must.
  • Si c’est l’écoute et la clarté de vos messages que vous voulez améliorer, apprenez à Communiquer autrement.

 

L’outil pour vous: Écoute/Question/Action/Suivi

Si vous sortez du mode « donner la solution » et que vous passez du côté écoute/question/action/suivi, vous verrez plusieurs choses se produire:

  1. des solutions que vous n’avez peut-être jamais imaginé
  2. la motivation, l’énergie, l’engagement va augmenter, vous allez enfin pouvoir vous attaquer aux dossiers stratégiques
  3. que c’est bien plus plaisant de terminer ses journées motivé et énergique!

Pour appliquer écouter/question/action/suivi quand quelqu’un vient vous faire une demande

  1. Écoutez la demande de la manière la plus objective dont vous êtes capable (parce que c’est certain que vous allez avoir des idées de solutions.. mais shhhtt! Écouter n’est pas parler.)
  2. Demandez à la personne ce qu’elle s’attend de vous en vous partageant son problème
    • si c’est une solution ou un conseil que la personne vient vous demander, retournez-lui la question et demandez ce qu’elle ferait
    • si c’est de l’écoute, écoutez là et passez au point 4.
  3. Aidez là à structurer sa pensée au besoin, mais le simple fait de lui permettre de partager à voix haute devrait déjà résoudre une bonne partie du problème!
  4. Demandez-lui quelle action elle va prendre, qu’elle sera sa prochaine étape. (L’action permet de débloque!)
  5. Demandez-lui quand elle viendra vous tenir au courant des développements, autrement dit, entendez-vous sur un suivi. Si la personne ne revient pas, allez vers elle au moment convenu. Restez proactif et démontrez votre intérêt en vous renseignant sur comment vont les choses.

 

Conclusion

Ce que j’ai fait pendant ces 3 jours, à C2 Montréal, c’est de ne pas prendre sur moi de RÉSOUDRE.

J’ai aidé des personnes à trouver leurs propres solutions. J’ai ÉCOUTÉ. J’ai QUESTIONNÉ pour susciter des prises de conscience, pour trouver les ENJEUX et j’ai invité à l’ACTION.

Le suivi s’est passée de façon mutuelle, soit moi, soit eux. Sans stress.

 

Selon vous, quelles sont les avantages et les limites du style de leadership coach?

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Votre équipe se fait-elle vraiment confiance?

Votre équipe se fait-elle vraiment confiance?

D’emblée, diriez-vous que votre équipe se fait confiance? Ce qui m’amène à demander « Qu’est-ce que la confiance dans les équipes? »

Diriez-vous que la confiance est lorsqu’il y a des conflits et des discussions difficiles ou plutôt quand tout est calme?

En fait, les équipes qui se font vraiment confiance sont capables d’avoir des conflits constructifs et des discussions difficiles EN GROUPE.

Se faire confiance c’est être vulnérable devant les autres.

Voici les facteurs de confiance dans les équipes. Profitez-en pour évaluer la vôtre!

Les équipes sans climat de confiance total

sansconfiancequipe

Ne pas trop savoir où allez, n’avoir personne pour nous guider, se sentir seul(e) en équipe.

Si les membres de l’équipe ne peuvent pas partager leurs expériences passées et leurs idées actuelles, ils ne se feront pas assez confiance pour discuter honnêtement des objectifs futurs de l’équipe.

Dans le monde d’aujourd’hui, votre seul avantage compétitif c’est votre équipe.

Dans quelle mesure les membres de votre équipe…

En toute objectivité, indiquez à quelle intensité sur 10 (10 = la phrase est vraie 100% du temps).

  • cachent leurs faiblesses et leurs erreurs les uns des autres; ____/10

Si elles ne sont pas cachées, remarquez-vous que l’équipe partage ouvertement en groupe?

  • hésitent à demander de l’aide ou à fournir des commentaires constructifs; ____/10

Les membres de votre équipe attendent-ils « trop » avant de demander de l’aide?

  • hésitent à offrir de l’aide en dehors de leurs propres domaines d’expertise; ____/10

Notez-vous des échanges constructifs et ouverts sur les problèmes des uns et des autres, ou vos réunions sont plutôt un statut de ce qui se passe sans véritables échanges?

  • tirent des conclusions sur les intentions et les aptitudes des autres sans tenter de les clarifier; ____/10

Entendez-vous des jugements des uns par rapport aux autres? Ou les sentez-vous? Y a-t-ils des non-dits? 

  • ne reconnaissent ni n’exploitent les compétences et les expériences des uns et des autres; ____/10

Vous avez embauché sur l’expérience, mais pour « plus tard » / « quand nous serons rendus là ». Écoutez-vous vraiment les idées et tenez-vous compte des compétences globales des membres de votre équipe? Les partagent-ils?

  • tiennent des rancunes; ____/10

Les membres de l’équipe tiennent-ils des rancunes, des non-dits? S’acceptent-ils?

  • redoutent les réunions et trouvent des raisons pour éviter de passer du temps ensemble. ____/10

Quelle est l’ambiance de vos réunions? Sérieuses? Lourdes? Joyeuses? Plates?

 

Prenons ça de l’autre côté… les équipes qui se font confiance

Les équipes qui se font confiance font preuve d’entraide.

En toute objectivité, indiquez à quelle intensité sur 10 (10 = la phrase est vraie 100% du temps).

  • admettent les faiblesses et les erreurs; ____/10
  • demandent de l’aide; ____/10
  • acceptent les questions et les commentaires sur leurs domaines d’expertise avec ouverture; ____/10
  • donnent le bénéfice du doute avant d’arriver à une conclusion négative; ____/10
  • prennent le risque d’offrir des commentaires et de l’aide; ____/10
  • apprécient et exploitent les compétences et les expériences des uns et des autres; ____/10
  • concentrent leur temps et l’énergie sur des questions importantes, non pas sur la politique; ____/10
  • offrent et acceptent les excuses sans hésitation; ____/10
  • se réjouissent des réunions et autres occasions de travailler en groupe. ____/10

 

Pour aller plus loin

Si vous avez fait l’exercice pour votre équipe verticale (votre direction, votre département, votre équipe de métier), faites-le pour votre équipe horizontale.

Dans quelle équipe y a-t-il le plus de confiance?

Votre équipe horizontale

En tant que gestionnaire, cette équipe doit être votre première équipe, l’équipe primordiale, celle-ci permettra de créer de la fluidité dans toute l’organisation ainsi que pour votre équipe « verticale ». Lorsque je dis aux gestionnaires que leur première équipe est celle de leurs paris, certains se braquent. Je vous invite à prendre du recul et à bien y réfléchir. Vous en avez assez des silos? Et bien… comment dire… Soyez une équipe « horizontale »!

Vous n’avez pas d’équipe « horizontale »?

Il est temps pour vous de la créer. Si vous êtes le dirigeant ou si vous êtes un solopreneur, vous pouvez composer votre équipe de membres de votre réseau, de coach, de mentor, de partenaire.

 

Quoi faire pour augmenter la confiance de votre équipe?

Commencez par vous-même.

  • Démontrer votre vulnérabilité, que vous pouvez faire des erreurs, que vous ne savez pas tout.

Par exemple, si vous avez mal réagi dans une situation, dites le tout simplement. On ne parle pas ici de se justifier outre mesure ou de tomber dans le mélodramatique! Tout ce que je dis, c’est de dire les choses. D’être authentique. Cela vous fera un bien fou! Imaginez la pression des non dits disparaître!

  • Accepter les questions difficiles et y répondre.

On vous questionne sur une décision qui n’a pas fait l’unanimité? Répondez en toute honnêteté! Et si vous vous êtes trompé, avouez-le tout simplement.

Si vous devez expliquer une situation, ramenez-vous à l’entonnoir de la communication : donner juste assez de contexte pour que l’autre comprenne, ajustez votre vocabulaire, et validez la compréhension.

  • Accepter la vulnérabilité et les erreurs des autres.

Si vous avez un malaise avec la vulnérabilité, ou les erreurs des autres, plutôt que de rire, ou faire une blague, ou dire quelque chose, forcez-vous à écouter. Ne dites rien, écoutez seulement. Et plutôt que de donner des conseils ou dire quoi faire, posez des questions ouvertes pour que l’autre s’ouvre, se responsabilise et trouve peut-être ses propres solutions.

  • Apprendre à mieux se connaître.

Pour le leader, mieux se connaître lui permettra de mieux comprendre comment il fonctionne, ses intérêts, ses forces, ses angles morts. En s’acceptant plus, il acceptera plus facilement les autres dans leur différence.

  • Faire des activités en équipe

Pour créer des relations et de la confiance, il faut se voir! Créer de la confiance n’est pas reliée au budget! Les choses aussi simples que de manger ensemble, d’étirer la réunion de gestion avec un café ou un lunch peut bien fonctionner! Si vous avez plus de budgets, vous pouvez faire des activités de consolidation d’équipe et sortir de votre environnement quotidien.

 

« Si nous ne nous faisons pas confiance, alors nous n’allons pas nous engager dans un conflit ouvert, constructif et idéologique. Et nous allons continuer à préserver un sens de l’harmonie artificielle »
-Patrick Lencioni

Les défis d’animer une réunion (et les solutions!)

Les défis d’animer une réunion (et les solutions!)

Que ce soit pour une réunion entre partenaire, en équipe ou en comité de direction, les défis d’animation et d’organisation restent à peu près les mêmes…

Combien de temps passez-vous en réunion? Est-ce que ce temps est bien investi?  Est-il rentable? Il s’agit parfois de calculer le nombre de salaires autour de la table et de constater que plusieurs font « autre chose » que de participer à la réunion pour se rendre compte qu’il y a peut-être un problème…

Lorsqu’il s’agit d’animer une réunion, il y a quelques bonnes pratiques, qui, lorsqu’appliquées, facilitent grandement le travail de l’animateur (ou organisateur ou facilitateur) et qui rend la réunion vraiment plus performante.

Cet article présente trois défis d’animation de réunion et trois solutions.

Note au lecteur : En leadership, comme en animation de réunion… on ne cherche pas la perfection! Ce qu’on recherche, c’est la bonne foi, le désir de s’améliorer et oser!

Trois défis d’animation de réunion (et les solutions!)

1.Un participant ne participe pas.

Un participant ne participe pas, ou pire… il fait dévier le sujet.

Les questions à se poser :

  • Est-ce que cette personne doit vraiment être dans la réunion, ou l’avons-nous invité par « politesse » ou « politique »?
  • Est-ce que l’objectif de la rencontre est clair?
  • Est-ce que la personne en question aurait aimé se préparer à l’avance et n’en a pas eu l’occasion?
  • Est-ce que cette personne est reconnue pour ne pas participer? Ou est-ce circonstanciel?
  • Est-ce que plusieurs participants ne participent pas et qu’un faible nombre, voire une seule personne, prend tout la place?

Quoi faire:

  • Définir un objectif pour la rencontre, inviter les gens permettant d’atteindre l’objectif, envoyer l’objectif et la préparation (le cas échéant) quelques jours d’avance. La personne pourra donc se préparer au besoin.
  • Si le taux de participation est faible, et que la rencontre sert à trouver des solutions à un problème par exemple, faites des petits groupes, de 2 ou 3 personnes. Certaines personnes ont plus de facilité à se prononcer devant 2 personnes que 10 personnes.
  • Si une personne prend plus de place dans le groupe, il faudra intervenir. Par exemple en disant : « Merci de ta participation, j’aimerais aussi entendre les autres. Je vais prendre d’autres commentaires et nous y reviendrons au besoin. »
  • Si une personne dans le groupe dévie complètement le sujet et prend beaucoup de place, il faudra aussi intervenir. À ce moment, votre plus grand allié est l’objectif de la rencontre. Vous pourriez dire quelque chose comme : « Je ne suis pas certain de comprendre comment ton intervention est liée à l’objectif de la rencontre. Peux-tu m’aider et faire le lien svp? » Laissez le bénéfice du doute, car ce n’est pas toutes les interventions qui sont structurées et certaines personnes donnent beaucoup de contexte et peuvent donner l’impression des hors sujet ou d’être un peu perdue dans leurs explications, leur demander de synthétiser et focaliser sera utile pour ces personnes et pour le groupe.

À éviter :

Évitez d’interpeller une personne timide ou mal à l’aise devant tout le monde (empathie quand tu nous tiens!) Rencontrez-la peut-être par la suite pour en discuter et voir comment la situation peut être améliorée pour la prochaine fois. Aussi, il arrive que certaines personnes ne soient tout simplement pas « habituées » à donner leur avis, avec celles-ci débuter en un à un, et puis elles s’ouvriront plus facilement.

Je vois aussi régulièrement des leaders demander l’avis, mais ne jamais l’écouter. Cela peut avoir pour effet de démotiver le groupe et durant la réunion, l’énergie et la concentration peuvent diminuer.

2.L’énergie et la concentration diminuent.

L’énergie ou la concentration diminuent… quelques personnes sur leur téléphone, d’autres ont une conversation entre eux.

Questions à se poser :

  • Avez-vous respecté le temps de pause requis? Est-ce le temps de faire une pause?
  • La discussion du groupe est-elle cadrée selon l’objectif de la rencontre?
  • La discussion du groupe principal est-elle pertinente pour tout le groupe? Ou est-ce devenu une discussion spécifique?

À faire :

–  Ne pas négliger le temps de pause, on a souvent l’impression que les pauses sont une « perte » de temps. Et nous avons tellement d’occupations que nous tentons de faire plus avec moins, tout le temps. Négligez les pauses à pour effet d’être moins efficace, point à la ligne. La première pause devrait arriver maximum 90 minutes après le début de la rencontre, ensuite aux heures environ.

– Recadrer la réunion, en revenant sur l’objectif ou en disant quelque chose comme : « il semble que nous dévions du sujet (ou que nous sommes rendus dans une discussion très pointue sur le sujet, je propose que ceci se termine hors de cette réunion. Qu’en dites-vous? »

Parce que l’animateur de la réunion lui-même peut commencer à manquer de concentration quand il voit le temps filer…

3.Le temps file.

Si vous voyez que le temps avance de sorte que vous ayez un doute sur l’atteinte de l’objectif de la rencontre… ou que vous commencez à stresser…

Questions à se poser

  • Le temps était-il bien évalué?
  • Ai-je réagi à temps lorsque j’ai vu que la rencontre se mettait à déraper?
  • Est-ce que le groupe a généralement l’habitude de mal gérer son temps?

À faire :

  • Demander de l’aide pour gérer le temps : demander un volontaire dans le groupe. Par expérience, vous aurez toujours quelqu’un et par expérience, il se peut que cette personne n’ose pas intervenir dans le cas où cela comment à mal se passer… Alors si vous voyez que le temps file :
    • Dites au groupe : « je vois que le temps file », demandez l’heure, à la personne qui vous aide avec le temps puis dites, par exemple : « il est x heures, et nous sommes à x% d’atteindre l’objectif, voulez-vous continuez cette discussion et réviser l’objectif ou revenir à l’agenda? »
  • Envoyez un agenda à l’avance avec le temps alloué pour chaque point et lisez-le en début de rencontre.

Conclusion

Peu importe votre expérience en animation de rencontre, il peut arriver qu’une réunion dérape.

Ce qui va vous aider le plus sera le cadre de la rencontre et l’objectif. Ce cadre permet de remettre le focus de la rencontre avec neutralité.

Si une réunion se passe mal et que vos tentatives sont vaines, faites une rétrospective, seul, et avec les personnes concernées. Donnez-vous le droit à l’erreur, soyez de bonne foi, apprenez et osez!

Quels sont les défis que vous avez en animation de réunion?

Comment se libérer de la pression?

Comment se libérer de la pression?

Comment se libérer de la pression, ou comment se libérer de l’empire du « rush »! Je blague avec les mots « empire du rush » et en même temps si quelqu’un avait ce business, il y aurait beaucoup d’argent à faire! Je me demande à qui cela rapporte d’être aussi occupé?

Cela ne rapporte même pas aux entreprises, qui à force d’ajouter la pression sur leur personnel se retrouve avec des surcoûts, des impacts humains très tangible comme le burn-out et une augmentation du taux de roulement.

Cet article présente deux façons de libérer la pression.

(suite…)

Avez-vous les compétences d’un leader d’aujourd’hui?

Avez-vous les compétences d’un leader d’aujourd’hui?

Améliorer votre écoute aura un impact global sur l’amélioration de votre communication. Lorsque vous communiquez, vous désirez être compris et l’autre désire être écouté. Les faits sont là! Combien d’entre vous se sentent réellement écoutés? Combien de vous gagneraient à améliorer leur écoute?

La communication est un lien entre deux personnes et l’écoute est fondamentale pour tisser ce lien.

Cet article vous offre 3 façons d’améliorer votre écoute ainsi que les barrières à l’écoute.
(suite…)

3 façons d’améliorer son écoute

3 façons d’améliorer son écoute

Améliorer votre écoute aura un impact global sur l’amélioration de votre communication. Lorsque vous communiquez, vous désirez être compris et l’autre désire être écouté. Les faits sont là! Combien d’entre vous se sentent réellement écoutés? Combien de vous gagneraient à améliorer leur écoute?

La communication est un lien entre deux personnes et l’écoute est fondamentale pour tisser ce lien.

Cet article vous offre 3 façons d’améliorer votre écoute ainsi que les barrières à l’écoute.
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Comment être entendu?

Comment être entendu?

Vous souhaitez que votre manager vous écoute plus, que les membres de votre équipe comprennent mieux votre point de vue ou encore que votre voix compte dans les décisions de l’organisation? Vous souhaitez être entendu, tout simplement?

Être entendu fait partie des compétences du leader et génère des résultats tangibles… via des savoirs intangibles. Le leader performant développe des compétences de savoir-être et de savoir agir ensemble.  Dans cet article, discutons de la compétence de « savoir être entendu ». Cette compétence est liée au sens politique et aux relations authentiques.

Le leader n’arrive à rien seul. Et s’il veut arriver à mobiliser, il a besoin d’être entendu.

Pour être entendu #1: Accepter la politique 

La politique a souvent mauvaise presse. En fait, la politique n’est que l’art de l’influence, et permet au leader de développer l’art d’être entendu et de créer des relations satisfaisantes. C’est un beau levier d’apprentissage et d’ouverture.

Oui, la politique c’est positif.

Si vous choisissez d’être hors du réseau politique de l’organisation, vous vous mettez hors circuit pour influencer le cours des choses. Vous avez toujours le choix: être parmi ceux qui se plaignent de leur environnement, ou parmi ceux qui tentent d’influencer leur environnement.

La politique a mauvaise réputation. Comme dans bien des sujets, l’on se souvient plus des situations problématiques ou négatives que des bons côtés. Fouillez vos souvenirs, regardez les leaders qui vous inspirent et notez leurs jeux politiques. Ceux qui servent à faire avancer une cause plus grande qu’eux!

Les relations établies dans les jeux politiques permettent d’être entendu.

Je vous invite maintenant à faire une réflexion: de quoi vous privez-vous en vous mettant hors circuit?

Parlons aussi d’authenticité.

Peut-on être authentique en jouant le jeu politique? Certainement!! Surtout, c’est de cette manière que vous ferez vos marques. Vous n’êtes pas à l’aise? Voici deux trucs pour connecter avec l’authenticité :

1. Apprenez à mieux vous connaître

Pour influencer efficacement, il faut d’abord être convaincu. Articuler ses convictions autour de son authenticité veut dire de se rappeler qui l’on est, ce qui nous motive et ce qui est important pour nous.

Puis, suite à cet exercice introspectif, n’hésitez pas à demander l’avis, via une rétroaction, à vos collègues, votre famille ou encore vos amis!

2. Apprendre à mieux connaître les autres

Les relations que vous créez avec les autres vous permettront d’être entendu. Voyez ce qui est unique chez les autres, développez votre empathie et renseignez-vous sur le parcours, les expériences, les motivations et les intérêts de ceux qui vous entourent.

Combien de contrats se négocient en dehors du travail (en pratiquant un sport par exemple)? Combien de conflits se règlent autour d’un café?

Les grands bénéfices de cette approche sont d’avoir un discours cohérent sur vos enjeux et les enjeux de votre environnement, puis de forger des relations qui permettront d’être entendus et aussi de vous développer en tant que leader.

 

Être entendu #2: Influencer sans convaincre

Il y a une nuance entre vouloir convaincre et vouloir influencer. C’est la différence entre dire à l’autre quoi faire ou plutôt lui faire voir une opportunité (qu’il peut saisir ou non).

Par exemple, si je souhaite partager mon savoir et mon expérience à un employé et que je lui dis : « je vais t’expliquer pourquoi ma méthode est meilleure que la tienne »… Comment pensez-vous que l’employé va réagir?

Je suis prête à parier qu’il va tout de même utiliser ou expérimenter avec sa propre méthode. (Et ce, même s’il a acquiescé votre discours!)

L’humain recherche le sens.

Et une partie de ce sens que l’on souhaite est influencée par ceux avec qui nous avons des relations de confiance.

Alors si je souhaite que mon employé s’ouvre sur une nouvelle méthode de fonctionnement, je peux simplement lui dire : « et si c’était possible d’aider plus l’organisation à livrer de la valeur, qu’est-ce que tu feras différemment? »

Le rôle du leader est d’ouvrir la conscience à de nouvelles possibilités.

Faites aussi attention à la négociation: ne négociez pas à outrance. Ne perdez pas le point de vue global ou la stratégie à long terme. Votre dossier vous tient à cœur? Prenez votre temps et soyez stratégique!

Être entendu #3: Faire partie des décisions

Un des défis fréquents des managers n’est pas de gérer leur équipe, mais bien de gérer leur patron et/ou le haut-management!

Les décisions de votre organisation sont prises par ceux qui ont du pouvoir décisionnel : pas nécessairement les « bonnes » personnes, ni les plus « compétentes » ou encore les « meilleures ». C’est la vie.

Si vous pouviez influencer les joueurs clés, vous pourriez faire une différence positive, n’est-ce pas? Pour cela vous avez besoin d’être entendu! Si vous ne pouvez pas influencer, vous ne faites pas vraiment de différence. Vous faites ce que vous avez à faire, sans faire avancer la cause, l’organisation ou même… votre carrière.

Si vous êtes devenu manager ou voulez l’être, je vous invite d’emblée à faire la paix avec votre perception des niveaux au-dessus de vous et leur fonctionnement.

Voici le principal truc pouvant vous aider à être entendu au niveau des décisions :

(inspiré d’un écrit de Marshall Goldsmith dans le HBR).

Lorsque vous présentez vos idées à votre patron ou à ses supérieurs, il est de votre responsabilité de vendre l’idée.

Autrement dit, ce n’est pas à « eux » de vous « acheter » l’idée, mais bien à vous de la vendre! Cela peut sembler évident, mais j’entends souvent des gens se plaindre que le « top management » n’écoute pas les idées. Si vous voulez être entendu, préparez-vous!

  • Exprimez les bénéfices:  ce que votre idée va apporter à l’organisation (pas à vous!).
  • Parlez-leur des impacts: avec ou sans l’idée, quels sont les impacts sur l’organisation.
  • Parlez d’argent! Toutes les organisations ont des limites de temps, budgets et ressources. Ne pas tenir compte de ceci enlève du réalisme à la concrétisation de votre idée.

Se préparer fait toute la différence.

En conclusion

La plupart du temps lorsque nous voulons être entendus c’est pour quelque chose qui nous tient à cœur : une idée, un projet, un avancement de carrière.

Ne perdez jamais de vue vos objectifs à long terme, préparez-vous et :

  • Acceptez la politique 

Chaque organisation est politique. Ne vous excluez pas du groupe si vous souhaitez être entendu! Jouez le jeu avec authenticité!

À ÉVITER : éviter la politique.

  • Ne convainquez ni ne négociez pas à tout prix

Personne n’aime se faire convaincre, ou se faire dire quoi faire. Certains sont simplement plus polis que d’autres 😉 mais derrière le rideau, chacun fait un peu à sa tête. Invitez donc les gens à découvrir de nouvelles possibilités et soyez à l’aise avec le fait qu’ils embarquent ou non dans vos idées.

À ÉVITER : maintenir votre position coûte que coûte

  • Agissez pour faire partie des décisions

Que vous le vouliez ou non, des décisions sont prises, par des personnes qui sont légitimes à vos yeux ou non. Vous avez le choix de tenter d’influencer celles-ci ou d’en subir les conséquences (positives ou négatives). Vous êtes invité à vendre vos idées et à faire partie du processus de décision!

À ÉVITER : tenir pour acquis que si cela fonctionne une fois, cela fonctionnera toujours.

 

(Article aussi paru sur LinkedIn)