Anne est souvent tiraillée entre sa charge de travail, son équilibre et ses ambitions. Il lui arrive trop souvent de dire « oui » parce qu’elle ne veut pas perdre un contrat, offrir un mauvais service ou encore mal paraître. En fait, elle a de la difficulté à dire non.

Dire non se travaille. Gestionnaires, entrepreneur ou travailleur autonome, il est souvent difficile de dire non en affaires: nous ne voulons pas perdre un contrat, décevoir un client, déplaire à son patron, etc.

En général, la personne qui a de la difficulté à dire non est engagée dans son rôle, sa mission et/ou son projet d’affaires. Elle jongle avec les problèmes et les opportunités.

Voici quelques trucs pour développer sa capacité à dire non.

Faites votre diagnostic

Avez-vous un ou plusieurs de ces symptômes ?

  • Stress : Vous avez une surcharge de travail ? Vous avez de la difficulté à gérer votre temps ?
  • Manque d’énergie : Vous accumulez les frustrations… et cela vous mine ?
  • Difficultés à se faire respecter : Vous avez l’impression que l’on abuse de vous, ou encore que l’on ne respecte pas votre rôle ?
  • Responsabilités : Vous vous sentez responsable de beaucoup de choses ? Vous avez tendance à en prendre trop sur vos épaules ?

Si vous vous reconnaissez, même un peu, agissez et commencez à dire non.

Êtes-vous d’accord avec les énoncés ci-dessous ?

  • On ne peut dire non à un patron.
  • On ne peut dire non à quelqu’un qui nous a déjà rendu service.
  • On ne peut dire non à quelqu’un avec qui on a un lien personnel.
  • On ne peut dire non à quelqu’un qui nous a été recommandé.

Si vous êtes d’accord avec au moins un énoncé, dites-vous ceci :

Dire non à une demande n’est pas dire non à une personne.


Cette phrase est importante. Faites la distinction entre les demandes et les personnes.

Développer sa capacité à dire non

D’abord, quels sont les impacts sur vous de ne pas suffisamment dire non?

Stress? Insomnie? Culpabilité?

Puis, quels sont les impacts sur les autres? C’est-à-dire vos clients, votre patron, votre équipe? Votre disponibilité est affectée? Votre équipe se désengage? Des silos se créent? La motivation de l’équipe diminue avec la charge de travail? Votre patron commence à trouver que votre performance est affectée?

Prenez le temps de voir les impacts de votre fonctionnement, sur vous et sur les autres. Confrontez-vous à la réalité.

Et maintenant, voici 3 étapes à mettre en pratique pour développer votre capacité à dire non… sans vous mettre votre interlocuteur à dos !

Ça y est, vous venez de recevoir une demande, et vous sentez que vous aurez du mal à refuser même si cela n’est pas réaliste.

1. Soyez attentif envers la personne :

  • Regardez la personne, souriez, et posez-lui des questions pour bien comprendre la demande. Par exemple : Quelles sont ses attentes envers vous ? Pour quand ? Assurez-vous de vraiment bien cerner ses préoccupations et ses demandes.
    • Dites-lui que vous allez revenir vers elle bientôt avec votre réponse et demandez-lui dans combien de temps elle aimerait cette réponse.
    • Rassurez-la en lui disant que vous lui reviendrez à temps.

 

2. Gérez la demande :

  • Évaluez la demande. Combien de temps cette demande nécessite-t-elle de votre part ?
    • Testez l’intégration de cette demande dans vos priorités et tâches actuelles. Autrement dit, quels sont les impacts si j’accepte cette demande ?
    • Décidez
      • Validez les différentes options de livraison possible et les échéances.
      • Réaménagez votre emploi du temps de façon réaliste.
      • Proposez au moins deux scénarios, idéalement trois, à la personne.
      • Pensez à d’autres ressources qui pourraient vous aider, ou à d’autres outils. Autrement dit, quels sont les autres scénarios qui ne vous impliquant pas et comment déléguer certaines tâches.

 

3. Répondez à la personne :

  • Que vous puissiez ou non répondre à la demande, la personne aimera toujours avoir des options.

Si vous avez dit non, dites à la personne que vous voulez bien l’aider, et que pour cette demande particulière c’est impossible pour l’instant.

Ensuite, proposez vos scénarios : des dates différentes, des plus petits livrables sur une période déterminée, quelqu’un d’autre pour aider, etc.

Proposer des options sera toujours apprécié. En position de leadership, les attentes sont du …. leadership!

Êtes-vous prêts à renoncer aux impacts de ne pas assez souvent dire non?

Rappelez-vous les impacts sur vous et sur les autres de ne pas assez souvent dire non… Quel serait votre monde si vous étiez en mesure de dire non plus souvent? Quel serait votre environnement?

(Je vous invite à le décrire, le dessiner, l’imaginer.)

 

Je veux vous entendre: quels sont les impacts auxquels vous êtes prêts à renoncer? Commentez ci-dessous!

 

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