J’associe le niveau de risque à prendre avec le courage. Le courage en gestion et en affaires c’est le niveau de détermination du leader à prendre des décisions ou des orientations même lorsqu’elles ne seraient pas acceptées par tous. Par exemple: approuver ou refuser une stratégie, revoir la structure organisationnelle, changer l’image corporative, dire non et même… partir en affaires! Quel est le niveau de risque à prendre, pour vous, pour votre organisation?

Vous le savez, nous sommes dans un monde rapide, connecté et créatif où l’innovation contribue à la pérennité des organisations.

Les pressions auxquelles sont soumises les organisations s’appliquent aussi aux individus.

La pression et la prise de décision risquées ne vont pas toujours de pairs. En même temps, c’est le contexte d’aujourd’hui. Je vous invite donc à utiliser l’approche suivante, surtout lorsque vous sentez de la pression, pour connecter avec le bon niveau de risque à prendre pour vous!

1- De quoi êtes-vous convaincu?

Si vous n’osez pas prendre de risque en ce moment, si vous avez des doutes, demandez-vous si vous êtes vraiment convaincu de votre projet, de vos orientations, de votre décision.

La conviction étant intangible, il vous faudra prendre un moment avec vous même. N’allez pas dans vos raisons pour tenter de vous convaincre; allez simplement en direction de votre intuition.

Vous êtes certains que c’est la meilleure chose à faire? Parfait. Ne suranalysez pas.

Vous n’êtes pas certain? Faites d’abord le point sur ce qui vous manque pour être convaincu. De la confiance? Des données? De l’expérience? Du support?

En comprenant ce qui vous manque vous serez plus facilement en mesure de formuler les bonnes demandes, aux bonnes personnes.

Votre premier filtre devrait toujours être votre « pour quoi ». Cela peut être votre vision, votre cause si vous êtes entrepreneur, ou la vision de l’organisation si vous êtes un leader.

Ce point peut avoir l’air banal, sauf que la réalité prouve qu’il ne l’est pas. Nombre de leaders avec qui je travaille manquent de sens au travail, d’orientations et de support. La prise de risque est à très forte pression dans ces cas!

Trouver son « pour quoi » nécessite une certaine introspection. Tout de même voici une façon simple de s’y connecter:

Prenez un moment pour vous demander ce que vous faites (votre activité), ce que vous souhaitez (votre but), afin de (une raison). Cela peut donner:

  • « En tant que leader, je souhaite rassembler les individus afin de créer de la performance. »
  • « En tant que créateur de systèmes informatique, je souhaite supporter les opérations des entreprises, afin de faciliter le quotidien. »

À votre tour maintenant!

 

2- Préparez-vous

Lorsqu’on parle de risque à prendre ou encore de courage de gestion et d’affaires, cela vient souvent avec la partie : engager les autres dans notre projet.

Pour être performant, rien ne se fait seul.

Qui seriez-vous sans votre équipe? Vos partenaires? Votre conjoint(e) de vie? Votre famille? Vos amis? Votre coach? Sans aucun doute, vous ne seriez pas aussi performant, heureux et motivé. Oui, certaines personnes au travail sont du type solo et battent des records de « chiffres ». D’accord. Pour moi, ceci n’est pas la performance globale, c’est l’atteinte d’objectifs. Pour moi, la performance inclut le tangible, comme les chiffres, et l’intangible, comme l’engagement généré et les relations satisfait-satisfait.

Prendre du risque dans ce contexte est plus facile! Vous n’êtes pas seul!

Dans toutes décisions et orientations que vous choisissez, ou êtes en voie de choisir, qui seront vos alliés? Ou au contraire, qui allez-vous devoir convaincre? Comment allez-vous les engager?

Préparez votre communication pour avoir la meilleure réception possible.

Si vous êtes convaincu et que vous être prêts à prendre le risque de déplaire, voici comment vous préparer:

  1. Que souhaitez-vous que l’on retienne à la fin de votre intervention?
  2. Quel contexte pouvez-vous donner à vos interlocuteurs pour qu’ils comprennent votre processus décisionnel (autrement dit, ce qui fait que vous vous êtes rendu à votre décision)?

À la fin de votre intervention, demandez à la personne ou au groupe ce qu’ils ont compris, ce qui les préoccupent et continuez la discussion jusqu’à ce que chacun ait compris et que les préoccupations soient adressées (pas nécessairement réglées).

Si vous n’êtes pas convaincu, et que vous êtes prêts à prendre un niveau de risque calculé, voici comment vous préparer:

  1. Que souhaitez-vous que l’on retienne à la fin de votre intervention?
  2. Quel contexte pouvez-vous donner à vos interlocuteurs pour qu’ils comprennent votre processus décisionnel (autrement dit, ce qui fait que vous vous êtes rendu à votre décision)?
  3. Quelles questions précises pouvez-vous poser pour que vous trouviez la réponse à ce qui vous manque?

Le point 3. est très important. S’il vous manque des données, demandez des données (ne demandez pas l’avis sur ce qui ne vous manque pas)! Plus vos questions seront précises sur ce qu’il vous manque, plus vous générerez de la confiance. Ne remettez pas tout en cause pour une partie!

À la fin de votre intervention, demandez à la personne ou au groupe ce qu’ils ont compris, jusqu’à temps que chacun ait compris et assurez-vous d’avoir un plan d’action en lien avec ce qui vous manque.

 

3- Lancez-vous à petits pas

L’idée ici est de gérer les risques potentiels. Gérez votre projet / idée par petits objectifs (itérations, phases) et rajustez votre plan au fur et à mesure.

Par exemple, si vous vous donnez 1 an pour développer un nouveau produit, vous pourriez faire un point de recul tous les trimestres. Ou encore, si vous vous donnez un trimestre, vous pourriez faire un point tous les mois. Vous voyez l’idée?

À chaque point de recul, posez-vous les 3 questions suivantes sur le projet :
– Qu’ai-je bien fait?
– Que puis-je améliorer?
– Que me manque-t-il?

Je vous invite aussi à ajouter les éléments suivants à vos points de recul:

  • Un regard sur votre environnement
    • Interne: Est-ce que cette idée est toujours pertinente dans le contexte? Qu’est-ce qui a changé dans votre environnement interne? Un nouveau patron? Un nouveau collègue? Le départ d’un employé clé?
    • Externe: Est-ce qu’un compétiteur a eu la même idée que vous? Quelle est la tendance dans votre marché? Selon votre créneau, êtes-vous impactée par la politique, l’économie, l’environnement, les lois ? Ou encore il y a-t-il des cycles dans votre domaine qui influencent, ou qui pourraient influencer vos affaires?

Regarder ce qui se passe à l’extérieur de son monde est une excellente façon de gérer les risques!

Rappelez-vous que ce monde va très vite!! En conséquence, ajustez-vous! Rendez vos prochaines actions justes et pertinentes dans votre contexte.

 

Prendre le bon niveau de risque…

Prendre le bon niveau de risque pour vous mènera à plus de succès et plus de confiance en vous. La vision étant intangible, il faut s’en remettre à son intuition et allez chercher ce qui manque pour que le tout soit limpide pour nous.

Ne sous-estimez pas la pression que vous subissez, soyez en conscients et ajustez votre niveau de risque à prendre en conséquence.

Préparez-vous toujours et gardez l’œil ouvert sur votre environnement.

Alors, quel est le bon niveau de risque à prendre?

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