Améliorer votre écoute aura un impact global sur l’amélioration de votre communication. Lorsque vous communiquez, vous désirez être compris et l’autre désire être écouté. Les faits sont là! Combien d’entre vous se sentent réellement écoutés? Combien de vous gagneraient à améliorer leur écoute?

La communication est un lien entre deux personnes et l’écoute est fondamentale pour tisser ce lien.

Cet article vous offre 3 façons d’améliorer votre écoute ainsi que les barrières à l’écoute.

Pour mieux écouter… il faut poser des questions

L’idée ici est de comprendre le propos de l’autre et de l’amener à clarifier sa pensée ou encore de simplement lui permettre de s’exprimer.

En mode écoute, l’autre est plus important que nous.

Alors, quels genres de questions faut-il poser?

Des questions ouvertes

Poser une question ouverte veut dire que la réponse à cette question ne peut être ni oui ni non. Pourquoi cela? Simplement pour éviter d’induire une réponse.

Vous êtes avec un ami au bord d’un lac et vous demandez « As-tu froid? »

Pensez-y. Nous posons souvent des questions sur des sujets qui nous préoccupent personnellement. Si je commence à avoir froid ou encore si cet ami m’a déjà dit qu’il avait froid près du lac, je peux avoir tendance à poser une question en me référant à ce souvenir…  « As-tu froid? »

Il n’y a pas de problème fondamental avec ceci, simplement ici il s’agit de voir que la plupart du temps nous parlons de nous-mêmes et/ou d’une expérience passée, plutôt que de tisser un lien dans le présent.

Je vous invite à rester dans le présent de la situation, sans à priori, et à poser des questions ouvertes pour connecter avec l’autre. Dans la situation précédente, un « As-tu froid? » peut se transformer en « Comment te sens-tu? » Cette dernière question procure plusieurs options de réponses et peut mener dans des directions complètement différentes. Vous aurez ainsi une conversation complètement différente, n’est-ce pas?

Ne pas induire une réponse vous permettra de connecter différemment avec l’autre.

Une question ouverte débute par des mots comme: comment, qu’est-ce que/qui, dans quelle mesure, que penses-tu de, etc.

Maintenant je vous invite à essayer et à partager votre expérience! Dans les commentaires, parlez-moi de votre expérience lorsque vous essaierez de changer vos questions fermées pour des questions ouvertes. Et aussi de vos craintes, car j’ai déjà vu des managers préoccupés par le risque d’avoir des réponses difficiles à gérer!

Utiliser le même vocabulaire que l’autre

Améliorer son écoute c’est prioriser le propos de l’autre plutôt que le sien. Utiliser les mêmes mots que l’autre lui permet de continuez à s’exprimer et à clarifier ses pensées.

Par exemple :

  • Je ne pense pas qu’il sera possible de livrer le projet à temps.
  • À temps…? Que veux-tu dire?
  • Nous devions livrer pour la fin de la semaine et il y a des embûches.
  • Quelles embûches? (Comparativement à nommer toutes les embûches possibles ou sauter aux conclusions!)
  • Entre autres le fournisseur ne sera pas capable de livrer.
  • Quoi d’autre? (Comparativement à pester contre le fournisseur ou à chercher les coupables.)
  • L’équipe a un problème technique.
  • Sachant que nous avons un impératif de date de livraison, que proposes-tu? (Comparativement à donner la solution, faire la morale ou être directif, on cherche ici à responsabiliser l’autre et à travailler ensemble.)

Il n’en tient qu’à vous de poser plus de question!

Certaines questions peuvent nécessiter du courage!

Le courage fait partie de l’écoute! Lorsqu’une réponse n’est pas pas dirigée, nous pouvons nous attendre à une panoplie de résultats!

Pour écouter… il faut taire sa petite voix

Tentez de remarquer qu’à chaque fois que quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondez. Même si ce n’est pas une question, vous donnez votre avis, vous rassurez, etc. bref vous répondez plutôt que tenter de comprendre!

Nous ramenons souvent tout à nous.

Exemple : J’arrive de vacances et je dis à mon collègue: Les vacances ont été super! Le collègue pense qu’il a besoin de vacances. Il a le choix de passer en mode écoute ou pas.

  • Sans écoute : Ah! Que j’ai besoin de vacances!
  • Avec écoute : Ah oui? Qu’as-tu fait?

Exemple : mon patron me demande de livrer un dossier urgent et je dis à mon collègue: Je suis sur un dossier urgent! Le collègue devient frustré, car il est lui aussi sur un dossier urgent. Il a le choix de passer en mode écoute ou pas.

  • Sans écoute : C’est toujours comme ça ici, les priorités changent sans arrêt!
  • Avec écoute : Un dossier urgent… parle m’en!

La voix intérieure c’est ce qui nous ramène à nous, c’est ce que nous nous disons intérieurement. Il est impossible de taire cette voix. Ce que vous pouvez faire par contre, c’est de la mettre en pause pendant que vous écoutez l’autre. N’entrez pas dans un débat intérieur pour la faire taire, vous lui donneriez toute l’attention 😉

 

Pour écouter… il faut souvent garder le silence

Le plus simple est souvent le plus difficile!

Vous avez posez une question et l’autre dit : je ne sais pas! ou encore ne répond rien… surtout NE DITES RIEN! Ne répondez pas à sa place, ne remplissez pas le vide et vous allez voir… au bout de quelques secondes il se passera quelque chose de magique : une réponse!

Votre rôle est d’écouter, non de deviner.

Donc, laisser le temps. Attendez. Certaines réponses peuvent être difficiles à articuler et cela peut prendre un certain temps à la personne pour penser à sa réponse et la dire dans les mots les plus justes pour elle.

Le silence est souvent le meilleur outil de l’écoute.

 

Les barrières à l’écoute

Les barrières suivantes ne sont pas banales. Je vous invite à vous observer lorsque vous allez en utiliser une prochainement. Ils coupent carrément la communication. Une personne qui a besoin d’écoute n’a pas envie de se faire juger, se faire dire quoi faire ou encore que l’autre ne parle que de lui! Elle a simplement envie d’être écoutée, alors, voici les barrières les plus fréquentes:

  • Juger ou critiquer.
  • Faire la morale.
  • Donner un conseil non sollicité.
  • Tenter de convaincre l’autre de son point de vue.
  • Dire que ce n’est pas grave, pas important, que ça va passer (minimiser ce que l’autre tente de nous dire)
  • Raconter comment *nous* on est meilleur.

 

Conclusion: Comment améliorer son écoute

Vous avez probablement déjà lu la citation: nous n’écoutons pas pour comprendre, mais bien pour répondre. Et bien, c’est souvent le cas! Écouter c’est de laisser la place à l’autre, le questionner, reprendre ses mots pour lui permettre d’approfondir sa réflexion, de clarifier ses pensées.

Il peut être très difficile de faire abstraction de sa voix et de tout ce que l’autre déclenche en nous lorsqu’il nous parle, le truc est de mettre cela de côté pendant que vous discutez. Vous aurez bien le temps de vous exprimer par la suite!

Pratiquez-vous à garder le silence… et juste cela, fera toute la différence.

 

Quels sont vos principaux défis en termes d’écoute?

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