Je ne connais aucun gestionnaire qui ne veut pas réussir. Tous ceux que je connais sont empreints de ce potentiel, de cette motivation et de cet engagement. Et puis un jour, le stress, autrefois porteur, devient lourd à gérer pour eux. Ce stress déclenche toutes sortes de blocages et de comportements (perte de confiance en soi, attitude changeante, cynisme, contrôle, etc.).

Comment un gestionnaire motivé en vient-il à devenir un gestionnaire stressé? (et stressant)

Voici les 3 erreurs de gestion qui mènent à ce chaos non désiré.

La réalité du gestionnaire

Vous êtes là par vos actions. Votre potentiel a été reconnu, vous l’avez utilisé pour créer votre entreprise, votre service ou avoir ce poste.  Rarement vous aurez fait des études en gestion de personnel. Vous avez un talent et une drive naturels.

Vous faites de votre mieux et vous ne comprenez pas pourquoi certaines décisions génèrent des comportements loin de vos prévisions!

Vous faites probablement une de ces trois, ou les trois erreurs de gestion ci-dessous.

Erreur #1: Fournir le comment, même si vous avez raison

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Un exemple personnel :

Je vais d’arriver à la direction des opérations. Avec beaucoup de bonne volonté et d’aide de l’équipe, j’avais fait un diagnostic de la situation. J’avais ciblé des priorités. J’avais recruté une personne clé. Puis en constatant le volume de travail de mon équipe, j’ai jugé bon embaucher un consultant pour nous aider dans un domaine en particulier.

Ouch, la réaction de l’équipe.

Pourtant, j’avais ciblé là où ça faisait mal, l’équipe était d’accord, j’avais travaillé fort pour avoir un budget. La raison? Je n’avais pas laissé le COMMENT à l’équipe. J’avais trouvé la SOLUTION.

J’ai vécu un retour difficile à la réalité. Je ne comprenais pas la réaction. J’étais persuadé que l’équipe était pour accueillir cette initiative et me remercier! Imaginez mon incompréhension quand j’ai reçu des commentaires négatifs et une vue une fermeture complète de mon équipe envers le projet!

J’ai paniqué. Trop surprise. Je n’ai pas poursuivi avec le consultant.

Le fond était bon, mais la forme pas du tout.

L’impact de m’être mêlé du « comment »? Des mois de retard sur le sujet.

J’ai pris conscience que j’étais le patron, qu’il y avait des choses que l’on ne me disait pas. Finalement, je me suis aperçu que j’étais traitée « poliment ». Je ne faisais pas vraiment partie de l’équipe. Je devais changer de posture.

Erreur #2: Ne pas être soi-même

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A priori, on pourrait penser que j’étais moi-même vu ma bonne foi. Mais non. J’étais ce que j’avais appris de mes modèles de patrons. Je manquais d’outils et d’expérience personnels.

J’ai donc entrepris les étapes suivantes:

A. Définir sa posture actuelle de gestionnaire  (ses valeurs, sa personnalité, sa façon d’interagir avec les autres, ses forces, ses axes de développement, ses intérêts, ses habiletés.)

B. Définir sa posture désirée

C. Établir un plan d’action du point A au point B

À cette époque, les moyens que j’ai trouvés étaient la formation et l’application essais-erreurs. J’aurais gagné temps et énergie si j’avais été accompagnée! Mon patron? Où était-il? Occupé et en manque d’outils.

Quelle est la meilleure façon d’apprendre? Un peu de théorie, beaucoup de pratique, et surtout l’intégration en tenant compte de NOTRE personnalité.

C’est ce qu’offre le coaching. Moins bien connu à ce moment et/ou réservé aux exécutifs.

Erreur #3: Aller trop vite!

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La gestion n’a rien de théorique. Prenez Henry Mintzberg, à mon sens le plus grand théoricien de la gestion. Il dit que la gestion s’apprend en la pratiquant. Il observe sans cesse les gestionnaires.

Donc, allez-y étape par étape, en mettant tout en action, un pas à la fois. C’est le principe d’intégration d’une nouvelle habitude. Le cerveau a besoin d’une chose précise, durant au moins 21 jours, pour se reprogrammer. C’est scientifique!

C’est aussi pour cela que lorsque vous arrêter de fumer, aller au gym, manger bien, etc, etc, vous ne réussissez pas sur le long terme. C’est TROP. Pour réussir, c’est une étape à la fois. C’est tout.

Comment vous pouvez mettre en action les outils et nouvelles façons de faire, dans votre quotidien, une étape à la fois?

 

 

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